La famille Hériard Dubreuil, actionnaire indirecte d’Œneo à hauteur de 63,15 %, voit ses projets de retrait de la cote contrariés. En effet, le fonds britannique Polygon Global Partners, deuxième actionnaire d’Œneo avec 10,15 % des parts, a fait savoir le 24 février dans un courrier à l’Autorité des marchés financiers (AMF), reçu par l’AFP, qu’il ne souhaitait pas apporter ses titres à l’OPAS (offre publique d’achat simplifiée). Polygon Global Partners « estime que l’offre actuelle (1) sous-évalue Œneo ».
Achevée le 19 février, cette offre lancée par la société Caspar était libellée au prix unitaire de 13,50 euros par action. Dans son communiqué du 10 décembre, lors du dépôt de l’OPAS, Caspar précisait que le prix de l’offre faisait ressortir « un multiple de résultat opérationnel courant de 20,7x pour la valeur d’entreprise d’Œneo (sur une base estimée à mars 2020) ». Cette OPAS devait être suivie d’un retrait obligatoire. L'opération est présentée par la famille Hériard Dubreuil comme un moyen « de faciliter le développement de la société en dehors de la bourse, dans un contexte d’accroissement de la volatilité des coûts des matières premières et d’une pression concurrentielle croissante ».
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L’annonce du fonds britannique met à mal la procédure de retrait obligatoire, dans la mesure où pour sa mise en œuvre, l’initiateur doit détenir plus de 90 % du capital. Mais Polygon Global Partners ne ferme pas la porte pour autant et se déclare prêt en effet à « vendre les actions Œneo à un prix qui reflète leur valeur réelle ». Et son courrier précise que « dans l’attente d’une offre adéquate pour sa participation, l’intention […] de Polygon Global Partners LLP est de continuer à détenir ou d’accroître la position des comptes » pour lesquels il opère.
D’ailleurs, le 20 février le fonds avait déclaré avoir franchi deux jours plus tôt, c’est-à-dire lorsque l’OPAS était en cours, le seuil des 10 % à 10,15 % du capital et des droits de vote d’Œneo par acquisitions d’actions en Bourse.
société créée pour l’occasion est détenue par le holding Andromède, lui-même contrôlé par la famille Hériard Dubreuil