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Vins Le rosé plébiscité à travers le monde

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Les vins rosés se décomplexent. L’engouement des consommateurs pour ces produits est réel, et les vignobles mondiaux structurent leur production. Analyse d’un succès lié à un mode de consommation.

Le rosé est à la mode, c’est incontestable. Les chiffres présentés par Viniflhor montrent une progression de la production et des ventes, partout dans le monde. La Maison d’Aquitaine à Paris, qui cette année inaugurait, le 17 septembre, le début des vendanges en mettant les vins rosés à l’honneur, ne s’y est pas trompée.

Consommation en augmentation

La consommation mondiale de rosé augmente. En France, en 10 ans, la consommation de vins rosés est passée de 8% à 21% du total des trois couleurs. Et nous consommons plus de rosé que notre vignoble est capable d’en produire. Poussé par la consommation, le marché du rosé se développe dans plusieurs pays, essentiellement en Europe et en Amérique. En 2006, la production mondiale se situait aux alentours de 21,5 millions d’hl (8% de la production de vin). La France, avec plus de 6 millions d’hl en 2007 (5,9 millions d’hl en 2006), reste le leader devant l’Italie (4,5 millions d’hl en 2006) et les USA (3,9 millions d’hl en 2006).

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Comment expliquer le succès du rosé, qui a longtemps été considéré comme une boisson populaire ? D’après Patrick Aigrain (Viniflhor), le rosé bénéficie du changement de comportement des consommateurs d’alcool, qui n’hésitent plus à consommer en dehors des repas. Ce changement est intervenu d’autant plus facilement que c’est un vin traditionnellement bu en apéritif. Le rosé est un produit accessible qui plait aux consommateurs par le côté « bonbon » (sucre résiduel) de certains d’entre eux. Aujourd’hui, « dans les campings, si le pastis a un concurrent, c’est bien le rosé ! », ironise Patrick Aigrain.

Le rosé se boit frais, dans des circonstances en général festives et saisonnières (l’été). Ce qui explique qu’une année comme 2007, avec un mois d’avril chaud, a vu une forte progression des ventes de rosé. Les chiffres de 2008, année dont l’été ne restera pas dans les annales, devraient en toute logique, conduire à un recul des ventes.