Abonné

Manifestations Le Salon de l’agriculture sera « un salon d’explication », selon J.-P. Fleury

- - 2 min

À la veille du Salon international de l’agriculture, les éleveurs se remobilisent sur le terrain : manifestations, étiquetages dans la grande distribution, rendez-vous en préfecture…

«Le Salon de l’agriculture ne sera pas un salon de tout repos et nous le revendiquons dès aujourd’hui », souligne Jean-Pierre Fleury, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB), le 15 février. Il annonce déjà des actions grand public du 19 au 27 février. Emmanuel Bernard, président de la section bovine régionale de la Nièvre, confirme l’information. En attendant le salon, des actions ont eu lieu sur toute la France dès le 15 février. Le mot d’ordre était de « finir à la préfecture », note Jean-Pierre Fleury. « Le but est d’avertir de manière très significative les pouvoirs publics » sur la situation catastrophique des éleveurs, explique Patrick Benezit, vice-président de la FNB. « Le discours de Bruno Le Maire au congrès de la FNB, le 3 février, n’a pas été bien digéré », commente Jean-Pierre Fleury. D’après lui, les éleveurs attendent clairement un plan de trésorerie de la part du gouvernement. Des actes plus que des mots, résume Patrick Benezit.

Porcs et bovins, même combat

En porc, les idées de mouvements étaient également exprimées. La Fédération régionale porcine (FRP) des Pays de la Loire a ainsi prévu une action de 8 à 15 jours, dès le 16 février, afin de vérifier l’origine des viandes de porc dans les camions de livraison de la grande distribution. « Nous voulons voir le logo Viande de porc française (VPF) », relève Gérard Bourcier, président de la FRP Pays de Loire. D’après lui, « les camions seront redirigés vers les préfectures », afin que le préfet lui-même constate la proportion de viande VPF. « Pas de saccage d’aliment », souhaite clairement Gérard Bourcier, même s’il reconnaît que les éleveurs de porcs sont à bout. L’indication de l’origine de la viande de porc et du label VPF fait suite à l’accord interprofessionnel du 15 décembre 2010, insuffisamment respecté à ce jour. Par ailleurs, les groupes Carrefour et Leclerc ont été principalement visés puisqu’ils freinent les négociations de hausse des prix de la viande au consommateur.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre
distribution
Suivi
Suivre