Les pourparlers en vue de compléter l'accord sur le commerce des vins entre l'UE et les Etats-Unis sont dans l'impasse. Face à l'inertie dont font preuve les Américains, la Commission européenne a décidé de ne pas prolonger la dérogation permettant aux producteurs de vins américains de faire référence sur le marché européen à certaines mentions traditionnelles sans devoir en respecter toutes les contraintes.
Les indications géographiques, l’avenir des semi-génériques, les mentions traditionnelles et les pratiques œnologiques : telles sont les principales dispositions sur lesquelles porte le deuxième cycle de négociation sur le commerce des vins entre l’UE et les Etats-Unis. Ces négociations ont été entamées trois mois après la conclusion de la première partie de l’accord sur le commerce des vins intervenue en mars 2006. Après plus de deux ans de négociations, aucun progrès n’ayant été constaté, la Commission européenne ne semble plus croire à la possibilité de faire évoluer ce dossier. Selon les négociateurs européens, les Etats-Unis ne seraient pas intéressés par la recherche d’un compromis.
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Aux termes de la première partie de l’accord UE/Etats-Unis, l’Union a reconnu les pratiques œnologiques américaines, notamment l’ajout d’eau dans le vin et le concentré d’arômes tandis que, de leur côté, les Américains ont accepté de réserver aux seuls vins européens le statut juridique des 17 indications géographiques (IG) considérées comme semi-génériques. Il s’agit des IG suivantes : Bourgogne, Claret, Chablis, Champagne, Chianti, Malaga, Marsala, Madeira, Moselle, Port, Retsina, vin du Rhin, Sauterne, Haut Sauterne, Sherry et Tokay. Cette disposition ne s’applique pas aux semi-génériques bénéficiant d’un certificat d’agrément d’étiquette signé avant la conclusion de l’accord. La première partie de l’accord prévoit également une procédure pour l’approbation par les deux parties de nouvelles pratiques œnologiques.