Après l’importante mobilisation du 25 juin à Montpellier, les viticulteurs du Languedoc-Roussillon ont obtenu gain de cause sur l’une de leurs revendications. Dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie, les sénateurs ont voté des amendements en faveur d’une obligation de verser un acompte de 15% lors de la signature d’un contrat d’achat et d’une réduction du délai de paiement.
Les sénateurs ont adopté, mercredi 2 juillet, dans le cadre du projet de loi de modernisation de l’économie, plusieurs amendements obligeant les acheteurs de vin à verser un acompte de 15% à la signature du contrat et une réduction du délai de paiement au même niveau que l’ensemble des secteurs de l’économie (soit 60 ou 45 jours après le retrait du vin au lieu de 75 jours actuellement). Ces deux décisions répondent à l’une des principales revendications des viticulteurs du Languedoc-Roussillon, confrontés à la crise. Ils avaient manifesté en nombre dans les rues de Montpellier le 25 juin et avaient été reçus lundi 30 juin par Michel Barnier. Ces deux dispositifs ne remettent néanmoins pas en cause d’éventuels accords interprofessionnels – déjà effectifs ou à venir. L’Association des entreprises vinicoles (AGEV), représentante de la famille du négoce, regrette cette décision. « Nos entreprises qui ont des rotations de stocks particulièrement lentes ne pourront qu’étaler leurs achats au fur et à mesure de leurs besoins, modifiant très sensiblement le déroulement des campagnes d’achat, ce dispositif pénalisera les opérateurs développant des politiques contractuelles et renforcera les discriminations entre entreprises coopératives et privées », analyse l’AGEV dans un communiqué. De son côté, la CNAOC salue l’adoption de cette mesure.
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