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Alimentation Le Sénat adopte une résolution pour l’information du consommateur

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Le Sénat a adopté le 15 mai au soir une résolution tendant à la création d’un droit européen pour le consommateur à la « parfaite connaissance de son alimentation ». En ligne de mire, l’accélération de la réglementation européenne sur l’étiquetage alimentaire, notamment sur l’origine des produits, y compris transformés.

Le Sénat a adopté par un vote à main levée une résolution visant, selon Jean-Jacques Lasserre, rapporteur de la commission des affaires économiques, à accélérer la mise en place d’une réglementation européenne sur l’étiquetage des aliments et à donner la possibilité au consommateur de connaître la provenance exacte de tous les éléments constitutifs des aliments, en particulier pour les plats préparés. « L’origine, et nous en sommes bien d’accord avec l’Allemagne, doit être celle de la production des animaux », a déclaré Stéphane Le Foll à propos des produits transformés issus du bétail. Cette résolution sera transmise au gouvernement et à l’Assemblée nationale.

Un consensus transversal aux clivages politiques

Cette résolution traduit un vrai consensus, transversal aux clivages politiques. En effet, elle est issue des centristes du groupe UDI-UC. Elle a été déposée au Sénat par François Zocchetto (UDI-UC - Mayenne) et les membres de son groupe le 28 février. De plus elle a été adoptée par un Sénat à majorité de gauche. Enfin, elle a été appuyée lors de la séance du 15 mai par le sénateur centriste Marcel Deneux (Somme). « Il faut accélérer l’application de la nouvelle réglementation européenne sur l’étiquetage. Appuyons la volonté du gouvernement d’être très exigeant : les acteurs de la filière veulent pouvoir se préparer », a-t-il déclaré.
Le consensus est d’autant plus notable que les sénateurs ont su mettre en sourdine leurs nuances de vue, notamment sur les protéines animales transformées (PAT), que la Commission européenne compte réintroduire dans les aliments du bétail sous certaines conditions.
Le ministère de l’Agriculture va chercher des solutions alternatives aux PAT pour « développer une filière aquacole de qualité », selon Stéphane Le Foll. Pour des centristes comme Marcel Deneux et Jean-Jacques Lasserre, rapporteurs de la commission des affaires économiques, l’utilisation de PAT permettrait un équilibre en acides aminés « incomparable » et réduirait la dépendance aux importations de soja, dont une grande partie est transgénique.

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