Un consortium international, l’International Rice Genome Sequencinq Project (IRGSP), a publié le 11 août dans la revue scientifique Nature ses travaux sur le séquençage complet du génome du riz . Cette carte complète devrait permettre une amélioration de la productivité et des rendements du riz qui nourrit plus de la moitié de la population mondiale, ainsi qu’une meilleure protection de la plante contre les maladies.
«Le génome du riz, c’est la pierre de Rosette dans la recherche génomique concernant toutes les herbacées », affirme Joachim Messing, chercheur au Plant Genome Initiative de l’université américaine Rutgers, dans le New Jersey.
Selon l’IRGSP, qui mobilise depuis six ans des chercheurs de 10 pays, le génome du riz (Oryza sativa) consiste en 400 millions de bases d’ADN contenant 37 544 gènes positionnés sur 12 chromosomes et présente certaines similitudes génétiques avec d’autres cultures comme le sorgho, le maïs ou la canne à sucre. Le riz, qui a occupé une place essentielle dans la nutrition humaine depuis 10 000 ans, demeure la nourriture de base pour quelque 3 milliards d’individus dans le monde et, selon les Nations Unies, il fournit 20 % de la ressource énergétique alimentaire dans le monde, avant le blé (19 %) et le maïs (5 %). Dans la seule région d’Asie, plus de 2 millions de personnes trouvent 60 à 70 % de leurs calories dans le riz et ses produits dérivés.
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La production de riz, qui représente 30 % de la production céréalière mondiale, a doublé depuis 30 ans et les experts prévoient que 4,6 millions de personnes en seront dépendantes en 2025, ce qui imposera à cet horizon une augmentation de 25 % de la production pour satisfaire la demande, indique Nature.