Le sérotype 4 de la fièvre catarrhale ovine (FCO) aurait été introduit en France par des bovins corses, a annoncé un vétérinaire proche du dossier le 5 décembre. « C’est l’hypothèse la plus probable », a-t-il souligné. En effet, le deuxième élevage où a été détecté un cas de FCO à sérotype 4 était un élevage de transit. Des bovins venant de Corse, où le sérotype 4 est présent depuis plusieurs mois, y avaient séjourné peu de temps auparavant. Ces derniers étaient pourtant vaccinés, mais le délai de trois semaines conférant l’immunité n’aurait pas été respecté. Cette hypothèse serait confirmée par l’absence de détection de foyer de sérotype 4 dans d’autres départements pour l’instant. « Le gros problème, c’est de retrouver la trace des animaux importés de Corse sur le territoire », relevait cette source.
Vingt foyers ont été détectés en Haute-Savoie, a annoncé la préfecture le 4 décembre. Le périmètre d’interdiction de mouvements d’animaux concerne maintenant 184 communes du département. L’Ain, le Doubs, le Jura, la Savoie et la Haute-Savoie sont en « zone de protection » : la vaccination contre la FCO de type 4 y est obligatoire, le transport en dehors de la zone est interdit sauf dérogation et des cheptels témoins sont dépistés. Les Hautes-Alpes, la Côte-d’Or, l’Isère, le Rhône, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire et le Territoire de Belfort sont en « zone de surveillance » : le transport en dehors de la zone y est interdit sauf dérogation et des cheptels témoins sont dépistés, mais la vaccination n’est pas obligatoire.
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Au 30 novembre, 23 000 animaux ont été vaccinés en Haute-Savoie, sur un total de 25 250 dans le périmètre interdit (21 000 bovins, 2 750 ovins et 1 500 caprins), et de 136 950 sur l’ensemble du département (113 200 bovins, 20 500 ovins et 8 000 caprins). Le stock disponible de vaccins était à la date du 12 octobre de 8 millions de doses, selon une instruction technique publiée au bulletin officiel de l’Agriculture du 30 novembre. On peut y lire également que « les achats ultérieurs seront à la charge des éleveurs ».