La libéralisation programmée du Service public de l’équarrissage (SPE), courant 2009, s’accompagnera d’une participation financière accrue des filières d’élevage dans la prise en charge des animaux trouvés morts à la ferme. Dans cette perspective, le syndicat des industries françaises des coproduits animaux (Sifco) souhaite travailler en bonne intelligence avec les éleveurs. Il l’a réaffirmé le 26 juin lors de son assemblée générale à Paris.
«Une collaboration efficace ». Voilà ce que les équarrisseurs veulent établir avec les filières d’élevage dans le cadre du financement du service public de l’équarrissage. Alors que les associations chargées de collecter les contributions financières des éleveurs de volailles et de porcs sont opérationnelles Agra Presse hebdo n°3131 du 10 décembre 2007, les éleveurs de ruminants mettent actuellement en place leur propre structure. Il s’agit d’une association d’interprofessions qui percevra une contribution (CVO) permettant le paiement de la part des éleveurs. « Les sociétés d’équarrissage toujours en attente des paiements depuis le 1 er novembre 2007 comptent sur l’engagement de Monsieur Ferey pour la mise en place rapide de ce dispositif » , a déclaré Patrick Coelenbier, le président du Sifco, en s’adressant au vice-président de la FNSEA – Pascal Ferey –, présent dans la salle. Le chef de file des équarrisseurs a également souhaité qu’une communication commune soit faite avec la FNSEA en direction des éleveurs de ruminants dans les prochaines semaines « pour éviter le décalage d’information comme cela a été fait dans la filière avicole ».
Jean-Marc Bournigal, le directeur général de l’alimentation (DGAL) a pour sa part rappelé que l’ensemble du nouveau dispositif devra être totalement opérationnel courant 2009 : « Les marchés publics n’ont pas vocation à être reconduits au-delà du 17 juillet 2009 ». « Il faut mettre en place une articulation juridique et économique nouvelle pour préparer la transition, c’est-à-dire organiser la sortie progressive de l’Etat du système SPE », a-t-il déclaré. La loi devra passer par là d’ici la fin de l’année 2008. « On sera vigilants pour que soit assuré le même niveau de sécurité sanitaire », a ajouté Jean-Marc Bournigal.
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Farines animales
Concernant l’éventuel retour des protéines animales transformées (PAT), appelées plus communément « farines », dans l’alimentation des monogastriques, le directeur général de l’alimentation a appelé les professionnels à la patience : les résultats des travaux engagés au niveau de l’UE sur les aspects méthodologiques – notamment – sont attendus pour 2009 et la discussion communautaire « pas avant 2010 ». Le Sifco se dit quant à lui prêt à répondre à tout assouplissement réglementaire européen, qu’il s’agisse d’un retour des protéines animales en aquaculture ou dans l’alimentation des non-ruminants.
De manière plus large, les équarrisseurs appellent à la poursuite de l’harmonisation de la réglementation française avec la réglementation européenne, notamment en ce qui concerne la valorisation des graisses de ruminants d’après fente dont l’encadrement est plus restrictif en France que dans les autres Etats européens.