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Restauration rapide Le snacking comme à ressentir aussi les effets de la crise

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La conférence de presse de présentation du Sandwich & Snack Show, qui se tiendra les 15 et 16 février prochain porte de Versailles en même temps que Parizza, a été l’occasion pour les organisateurs du salon de présenter les derniers chiffres du marché de la restauration rapide, toujours en partenariat avec Gira Conseil.

Si la restauration rapide se porte bien (les ventes au comptoir ont atteint 32,5 Mds EUR en 2011, en progression de 4,65 % sur un an et de 66,58 % depuis 2004), Gira Conseil estime que « le chiffre d'affaires marque le pas à cause d'une contraction de la dépense moyenne des clients », en raison de la crise. Depuis 2001, la croissance du secteur a été portée par la diversification et la montée en gamme. Si l’évolution des modes de vie semble promettre un bel avenir au marché du snacking, le levier de la montée en gamme est certainement plus délicate à manier en période de crise (on assiste d’ailleurs à un retour de la « gamelle » préparée à la maison). Mais c’est aussi aux acteurs du secteur, certains boulangers l’ont déjà bien compris (selon Gira Conseil, les traiteurs doivent encore faire leur révolution), de séduire les consommateurs. Pour Bernard Boutboul, il devient nécessaire de choisir entre être le meilleur et le moins cher.

Le sandwich victime de la hausse des prix ?
Alors qu’il a connu pendant plusieurs années des taux de croissance exceptionnels, le marché du sandwich a vu sa croissance en volume se tasser en 2011. Elle a atteint + 0,8 %, contre + 2,5 % en 2010 et + 8,88 % en 2009. Mais le prix moyen a augmenté (+2,88 %), alors qu’il avait baissé les deux années précédentes
(- 1,25 % et – 4,9 %) sous l’effet notamment de l’offensive massive de la GMS sur ce produit. Au global, le chiffre d’affaires a donc augmenté de 3,6 %, à
6,62 Mds EUR, mais surtout grâce à la hausse des prix. Cette hausse des prix est particulièrement visible sur le sandwich jambon-beurre, que Gira Conseil dissèque depuis maintenant 4 ans. Le jambon-beurre, qui représente environ deux tiers de sandwiches consommés a vu son prix bondir de 4,76 %, à 2,64 euros. « Il s’agit pourtant d’un produit d’appel et en période de crise, on a du mal à s’expliquer pourquoi le prix d’un produit d’entrée de gamme augmente autant », a commenté Bernard Boutboul de Gira Conseil. Certes, les matières premières ont augmenté, mais pour lui, une autre explication possible est la tentation de distributeurs d’augmenter leurs marges malgré des volumes en faible progression, d’autant que la hausse de prix a été beaucoup plus sensible en GMS que sur les autres circuits (même si le produit y reste moins cher).

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