Le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public (Snetap), dans un communiqué diffusé le 17 septembre, appelle les personnels « à se mobiliser sans attendre ». A l’origine de cet appel, une « nouvelle dégradation des conditions d’accueil dans les établissements » et une politique qui « menace l’enseignement agricole public ».
Non seulement « la voilure » de l’enseignement technique a été réduite avec 77 classes fermées mais la qualité a été « sacrifiée », selon le syndicat, en raison de réductions « dans des proportions parfois insupportables » du nombre de surveillants et assistants d’éducation, du non-remplacement des emplois jeunes et de la diminution du personnel technique. Les enseignements eux-mêmes sont concernés : enseignements optionnels tels que la LV2 parfois supprimés, mise en place d’enseignements sans moyens correspondants... D’autre part, « la pénurie de moyens a (...) quasiment fait disparaître la formation continue des personnels » et certains proviseurs ont dû imposer faute de moyens une annualisation des horaires à de nombreux personnels « au mépris des statuts ».
Le Snetap dénonce également la « supercherie » de la contractualisation (fonds alloués à partir d’un projet d’établissement) car « seuls les moyens disponibles détermineront ce qui pourra être mis en œuvre ».
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Une journée d’expression et d’action en octobre
Le Snetap s’inquiète plus largement de la politique gouvernementale. Il craint que le développement de l’apprentissage (loi Borloo) ne se fasse au détriment de la formation initiale et incite ses adhérents « à intervenir auprès des conseils régionaux afin d’obtenir l’engagement du maintien des formations initiales scolaires dans le schéma régional des formations ». Par ailleurs, le syndicat « condamne le coup de force que constitue le vote par le parlement (recours à l’article 49-3) du transfert des TOS » (personnel technique, ndlr) aux collectivités locales. Selon le Snetap, le « gouvernement, qui mène une politique clairement libérale », « réduit l’investissement éducatif », se conformant aux injonctions de l’Union européenne, de l’OMC et de l’Accord général sur les commerce de service « qui visent à créer de nouvelles sources de profit en démantelant les services publics pour les faire passer dans le secteur marchand ». Le syndicat demande aux personnels de réagir à travers un plan d’action en plusieurs étapes : organisation dans chaque établissement de discussions pour élaborer un « livre noir » recensant les carences du service public, préparation d’une journée nationale d’expression publique et d’action en octobre et enfin élaboration d’un « plan de défense » du service public.