Abonné

Enseignement agricole Le Snetap se mobilise contre 200 suppressions d’emplois

- - 2 min

Le cabinet de Michel Barnier vient d’annoncer « la mise au chômage de près de 20% des professeurs sous contrat », selon une lettre ouverte du Syndicat national de l’enseignement technique agricole public (Snetap) envoyée le 5 mai. La capacité d’accueil des établissements publics devrait être révisée à la baisse. Le Snetap appelle les enseignants titulaires à s’opposer à ce projet.

«Cette annonce de suppression de 200 emplois (équivalents temps plein) (…) se traduira par la non-reconduction d’environ 300 agents contractuels d’enseignement », précise le courrier. Une mesure qui ne devrait pas permettre d’économie, estime le syndicat car « le surcoût des heures supplémentaires, la prime de 500 euros liée à ces heures supplémentaires, le coût des indemnités de licenciement et de chômage des 300 licenciés vont coûter au final plus cher que leur réemploi ».

L’objectif selon le Snetap est de réduire le nombre de fonctionnaires.

« En fait, l’explication est tout autre, froide, purement arithmétique : d’une part de moindres départs en retraite de collègues titulaires sont évoqués (…), et d’autre part, comble du cynisme, la mise en conformité de nos propres contrats avec notre temps de travail effectif, conformément au code du même nom, aurait consommé davantage d’emplois que prévu dans le cadre de la loi de finances initiale ! », note la lettre.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Gel de classes et plafonnement d’effectifs

Conséquences : « d’ores et déjà les directeurs régionaux de l’agriculture, qui ont reçu l’ordre de traduire dans nos établissements l’injonction comptable du ministère du Budget, sont en train de réviser à la baisse la capacité d’accueil de nos établissements (nouveaux gels de classes, plafonnement autoritaire des effectifs), allant même jusqu’à mettre en péril le redoublement de droit d’élèves ».

Le Snetap appelle les enseignants titulaires à signer leur lettre appelée l’« Appel des 300 » pour s’opposer à cette décision.

Le ministère confirme les chiffres des suppressions d’emplois qu’il attribue surtout à des départs en retraite inférieurs en nombre aux prévisions. Or Bercy lui demande de respecter le plafond d’emplois prévu par le projet de loi de finances.