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Le Sommet de l’élevage met l’Iran à l’honneur en octobre

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L’Iran sera à l’honneur lors du prochain Sommet de l’élevage, les 4, 5 et 6 octobre à Clermont-Ferrand. Ce pays s’intéresse vivement à la génétique des bovins laitiers mais également à celles des ovins et caprins, très nombreux dans le pays.

« Nous avons tenu à nous intéresser à votre pays, l’Iran, pour nos entreprises mais aussi pour permettre à votre pays de présenter son économie », a expliqué Roger Blanc, président fondateur du Sommet de l’élevage, à l’ensemble des membres de l’ambassade d’Iran, le 23 mai, réunie pour une conférence de presse au sujet du futur salon. L’Iran sera donc à l’honneur au prochain Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand, les 4, 5 et 6 octobre. Pour Jacques Chazalet, actuel président de ce salon, il s’agit surtout pour l’Iran et la France d’échanger de la génétique et des informations scientifiques et techniques. Francis Geiger, correspondant pour la mise en œuvre et le suivi de la coopération agricole France-Iran au ministère de l’Agriculture, a estimé que « l’Iran a une tradition d’élevage, à l’image de la France. Ce que nous voyons en Iran était visible en France, il y a quelques dizaines d’années. » Il a d’ailleurs évoqué un déplacement des coopératives françaises en Iran (Limagrain, In Vivo, Cristal Union, FN Cuma, etc) afin de « valoriser l’expérience française » au sujet de la coopération.

Un salon pour présenter la diversité des modèles de production

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L’Iran est particulièrement friande de génétique concernant les bovins laitiers (Montbéliard, Simmenthal). Le pays produit 8 Mt de lait par an, 250 000 tonnes de viande bovine et le double de viande ovine et caprine. Les villages comptent une cinquantaine d’exploitations avec 5 à 6 vaches et une trentaine de moutons. L’Iran possède également de grosses fermes laitières avec plusieurs centaines de vaches. Même si le Sommet de l’élevage présente principalement les races à viande, Jacques Chazalet précise qu’« il a vocation à présenter toute la diversité des productions d’élevages et non un modèle unique. Cette vitrine a un sens par rapport à la diversité des territoires et des modèles de production ». Roger Blanc reste optimiste : « Le secteur viande se développera tout doucement ». Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine (FNB) a rappelé l’importance de l’export « pour sauver la filière ». « Cela fait partie de la stratégie de la FNB », relève-t-il avec conviction. « Il est primordial de trouver de nouveaux marchés pour stimuler les prix », continue-t-il. Le Sommet de l’élevage a réuni plus de 1 500 exposants dont 300 étrangers de 31 pays et 80 000 visiteurs dont 4 000 étrangers en 2016.