APCA : « l’Europe a déjà donné ! »
Suite au Conseil des ministres des Affaires étrangères du 18 octobre, « il est urgent que la Commission se ressaisisse et que le commissaire au commerce et la commissaire à l’agriculture et au développement rural en restent au mandat de négociation que leur ont donné les 25 Etats membres », soulignent les chambres d’agriculture. Pour celles-ci, la Commission européenne doit refuser toute nouvelle demande qui ne profiterait en rien aux pays les plus pauvres et qui remettrait en cause ce que l’agriculture peut apporter à la société : « La sécurité alimentaire tant en qualité qu’en quantité, l’équilibre économique et social des territoires ruraux, la création d’emplois, la préservation de cultures, de patrimoines et de paysages auxquels les citoyens européens sont profondément attachés ». Par ailleurs, l’APCA rappelle « qu’au cours de ces négociations, seule l’Union européenne a déjà effectué des concessions d’importance. Elle a ainsi réformé fondamentalement sa politique agricole en 2003. Elle a, aussi accepté en 2004, le principe de l’élimination des restitutions à l’exportation ».
FNSEA : « L’agriculture européenne mérite mieux que d’être sacrifiée »
« L’agriculture européenne mérite mieux que d’être sacrifiée sur l’autel d’une dérégulation économique et sociale, c’est une question de survie pour les producteurs, d’avenir pour l’Europe, de sécurité et de qualité pour les consommateurs et du maintien de notre modèle social », précise la FNSEA dans un communiqué. Selon le syndicat, « la France n’est pas isolée dans son juste combat pour une agriculture européenne dynamique et créatrice d’emplois ». « De nombreux pays voient tout simplement en la France le fer de lance d’un combat pour une Europe agricole forte face aux Etats-Unis qui ne font aucune réelle concession et à des pays comme l’Argtentine et le Brésil qui ont des modèles d’exploitation que nous ne souhaitons pas importer dans l’Union européenne », conclut la FNSEA.
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Modef : condamnation du « rouleau compresseur ultra-libéral »
L’annonce faite par le commissaire européen Peter Mandelson a fait l’effet d’une bombe chez les exploitants familiaux, souligne le Modef dans un communiqué. « De telles propositions, si elles étaient entérinées à Hong-Kong, signeraient la fin de l’agriculture française et de ses 900 000 actifs familiaux », condamne le syndicat. « Le couple UE-USA est prêt à tout pour imposer son impérialisme dans le monde en vampirisant les peuples qui vont nourrir les multinationales afin que l’argent des actionnaires puisse se reproduire sans limites », dénonce Raymond Girardi, secrétaire général du Modef. Le syndicat souhaite que l’agriculture soit retirée de l’OMC et exige une autre Pac. « Aux politiques victimes d’une surdité sélective, le Modef n’hésitera pas à leur fournir un sonotone programmé pour entrendre le cri des agriculteurs », conclut le syndicat.
Interbev : « l’Union européenne a bradé tous ses atouts »
Réunie le 19 octobre, Interbev a exprimé ses plus vives inquiétudes sur l’état des négociations de l’OMC précise un communiqué. « Par naïveté ou par irresponsabilité, l’UE a bradé tous ses atouts dès le début des discussion », regrette l’interprofession. C’est sur le sujet « essentiel » de l’accès aux marchés que les membres d’Interbev sont aujourd’hui les plus inquiets. « Dans le secteur des produits carnés, on enrichira quelques opérateurs étrangers dont la compétitivité est fondée sur une économie de cueillette socialement et écologiquement prédatrice » prédit l’interprofession. « Les récents accidents sanitaires doivent nous alerter sur le danger d’externaliser notre approvisionnement alimentaire », conclut Interbev : « La sécurité alimentaire et l’occupation harmonieuse du territoire ne sont pas négociables ».