La start-up franco-tunisienne Seabex lance une levée de fonds pour ses solutions d'optimisation de l'irrigation sans capteurs, en vue d'un déploiement en France et à l'international.
Fondée en 2020 par Amira Cheniour (COO), Ines Hamida (CFO) et Taher Mestiri (CEO), Seabex lance une nouvelle offre, Seabex Prime, « une solution irrigation, fertilisation et protection des plantes et suivi satellite, qui couvre tous les besoins d’un agriculteur sur des cultures spécifiques », souligne Taher Mestiri. D’abord lancée pour la culture d’olives en Espagne où l’entreprise fait son entrée en septembre 2025, l'offre va aussi être adaptée à la culture des dattes pour sa filiale tunisienne.
Depuis ses débuts, Seabex est spécialisée dans la gestion de l’irrigation sans capteurs. Grâce à sa technologie de modélisation aidée par l’IA et la base de données de la Chambre d'agriculture du Loiret, elle a développé Netirrig, sa plateforme de collecte de données et d’estimation des besoins en irrigation. Pour cela, Seabex « simule l’évolution de l’état de la réserve d’eau dans le sol au fil du temps avec une projection sur les 14 prochains jours », explique son Pdg. « En utilisant cette projection, on fournit à l’agriculteur un tableau lui indiquant quand il doit faire ses prochaines irrigations et combien il doit irriguer. » D’après des essais menés en 2023 et 2024, sa solution a permis « de réduire la consommation d’eau de 16 à 40% sur le maïs », assure Taher Mestiri. La start-up orléanaise revendique déjà « environ 500 clients ».
Objectif : Au moins 1,5 M€
Pour continuer son développement, Seabex est en cours de levée de fonds. Après deux tours de table en 2020 et 2024 pour un total de 1 M€ en financements dilutifs et non-dilutifs, Taher Mestiri espère réunir « au moins 1,5 M€ d’ici le premier trimestre 2026 ».
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« Ces fonds serviront pour notre passage à l’échelle, et le déploiement de nouvelles solutions notamment à l’international », explique Taher Mestiri. « Nous visons les pays du Sud de l’Europe, comme l’Espagne, le Portugal, l’Italie, la Grèce, mais aussi les pays d’Afrique subsaharienne, Partout où il y a des besoins continus en irrigation. On commence à avoir aussi de l’intérêt de pays d’Europe de l’est, notamment la Roumanie. »
Seabex vient également d'annoncer le lancement d'un projet avec le groupe Suez pour tester les bénéfices agricoles potentiels du biochar fourni par son partenaire à partir des résidus de biomasse forestière. Dans le cadre du projet, les deux groupes vont tester l’utilisation du biochar sur des exploitations agricolesdu Loiret, en coopération avec la chambre d’agriculture du département. À partir de septembre 2025 et pour cinq ans, le projet va utiliser les « outils d’analyse, de suivi et d’aide à la décision développés par Seabex à partir de technologies d’intelligence artificielle, d’imagerie satellite et de collecte de données de terrain », explique le communiqué des deux entreprises du 17 juillet 2025.