Après avoir réquisitionné 13 000 t de sucre blanc et brun pour lutter contre les pénuries, le gouvernement sri-lankais a imposé le 3 septembre, le contrôle des prix pratiqués dans le commerce des denrées alimentaires essentielles. Dans un contexte d’état d’urgence alimentaire, les autorités ont donc fixé un prix maximum de 125 roupies (1,44 €) pour un kilo de sucre et de 95 roupies (1 €) pour un kilo de riz blanc, soit des prix moitié moins chers que ceux pratiqués sur le marché libre. Selon le gouvernement, ces mesures visent à éviter que des commerçants ou des importateurs ne stockent des produits essentiels afin de créer une pénurie artificielle sur les marchés. Il accuse ces derniers d’accumuler des denrées alimentaires essentielles telles que le riz et le sucre en grandes quantités pour les vendre ensuite à des prix plus élevés. En revanche, pour certains analystes, en dehors de la raréfaction des devises étrangères, l’insécurité alimentaire a été aggravée par la décision gouvernementale prise en avril, d’interdire l’utilisation de produits chimiques agricoles et d’ordonner aux producteurs de passer à un régime 100 % biologique.
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