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Le leader des produits laitiers suisses Emmi poursuit son offensive sur le segment des desserts italiens, sur un marché que le groupe qualifie « de niche » mais qui connaît une croissance remarquable. Il vient ainsi d’annoncer le 2 juillet l’acquisition de la société Rachelli située à Pero Milano, en Italie, numéro 3 des spécialités de desserts italiennes. Rachelli est une entreprise opérant à l’international qui fabrique et distribue des desserts de qualité dans plus d’une douzaine de pays. Fondée en 1935 par Ermenegildo Rachelli, la société a débuté dans la crème glacée, avant d’élargir son portefeuille aux desserts congelés, et elle fabrique depuis les années 70 des spécialités surgelées comme le tiramisu, la panna cotta et les profiteroles. Rachelli réalise un chiffre d’affaires de quelque 25 millions d’euros. Ces dernières années, Rachelli affiche une croissance supérieure à celle du marché des desserts. Ses produits, qui sont principalement distribués par l’intermédiaire du commerce de détail dans plus d’une douzaine pays, sont extrêmement bien positionnés sur les marchés clés d’Emmi.
Poursuite de la croissance externe
Le groupe suisse poursuit ainsi sa politique de croissance par acquisitions successivesau sud des Alpes. Précédemment, en 2006, il avait mis la main sur le producteur de yoghourts et de fromage frais Trentinalatte. L’an dernier, il a porté sa participation dans Venchiaredo (mozzarella, ricotta, mascarpone) de 10% à 26%. Il y a deux ans, il avait mis la main sur A-27 S.p.A., premier producteur italien de desserts. Les nombreux points communs entre les marchés clés d’Emmi, d’A-27 et de Rachelli vont permettre d’exploiter les synergies qui en découlent et de renforcer les forces de ventes. Les activités d’Emmi hors de Suisse devraient représenter à moyen terme 50% de son chiffre d’affaires, soit 2 milliards CHF, selon ses propres calculs, mais cet objectif ne pourra être atteint via la seule croissance organique. Le groupe laisse ainsi ouverte la possibilité de procéder à de nouvelles acquisitions. L’an dernier, la société a déjà réalisé plus de 40% de son chiffre d’affaires hors frontières. Cet objectif visé pour les deux à quatre prochaines années, est jugé réalisable par les analystes. Les parties ont convenu de ne pas divulguer le prix de la transaction, qui doit encore recevoir l’aval des commissions de la concurrence compétentes. Les analystes jugent que la transaction est stratégiquement sensée, mais d’une importance réduite, avec un chiffre d’affaires supplémentaire d’à peine 1% du total du groupe.
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