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Volailles labels Le Synalaf souhaite davantage de labels dans les cantines

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Le Syndicat national des labels avicoles de France (Synalaf) est favorable à l’augmentation des produits bio dans les restaurations collectives, comme le recommande le Premier ministre. Mais pour l’interprofession, gare à ne pas oublier le Label rouge ! « Il y a actuellement une offre insuffisante en bio. La hausse de l’approvisionnement engendrerait par ailleurs un coût supplémentaire important », prévient Agnès Laszczyk, directrice du Synalaf.

«Oui au bio, mais aussi au Label rouge ! », a déclaré le 20 mai, Bernard Tauzia, vice-président du Syndicat national des labels avicoles de France (Synalaf). L’interprofession s’exprimait sur la circulaire adressée le 2 mai par le Premier ministre aux administrations pour inciter leurs services de restauration à utiliser à hauteur de 15 % en 2012 et 20 % en 2020 des denrées issues de l’agriculture biologique.

Une production insuffisante

« Nous ne sommes pas contre le développement de l’agriculture biologique, en revanche, nous tenons à alerter le gouvernement et les élus sur un double problème », explique Agnès Laszczyk, directrice du Synalaf. « Il y a actuellement une offre insuffisante. En 2006, le nombre de volailles biologiques produites en France était de 4,5 millions avec une progression de 1 % en 2007. Pour approvisionner la restauration collective à hauteur de 20 %, il faudrait une production d’environ 20 millions de poulets bio, ce que la France est incapable de fournir à court terme », souligne-t-elle. Selon le Synalaf, l’approvisionnement en volailles biologiques qui représente un coût supplémentaire (environ 50 % en plus qu’une volaille Label rouge), peut entraîner des « effets pervers », comme « la proposition de menus bio de façon épisodique pour ensuite choisir des produits d’importation ou de qualité bas de gamme ».

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« Le bio, ce n’est pas la panacée »

Le Synalaf souhaite que soient élargies les recommandations du gouvernement à tous les signes officiels de qualité, dont le Label rouge. « Favoriser des produits Label rouge dès aujourd’hui dans les appels d’offres, c’est possible en volailles. L’offre est présente, adaptée, régulière et les prix sont plus accessibles », affirme Agnès Laszczyk. En 2007, la RHD a utilisé 12 000 tonnes de poulets fermiers Label rouge, soit 11% des ventes totales de labels, selon le Synalaf. « Le bio, oui, très bien, mais ce n’est pas la panacée » déclare de son côté, Jean-Loup Germain, du Comité de coordination des collectivités (CCC). « Depuis plusieurs années, nous avons engagé une démarche volontaire de qualité y compris en volailles. Or, il y a bien souvent confusion en matière de qualité concernant le bio. Elle se trouve aussi dans les labels. Nous voulons faire de la qualité au quotidien, avec le bio, ce ne sera pas possible, à cause du surcoût engendré », prévient-il.