Le système de l’obligation d’achat instauré en février 2000, par lequel l’État achète l’électricité d’origine renouvelable à prix garanti, est menacé d’être remplacé par un système d’appel d’offre, indique le Syndicat des énergies renouvelables (Ser).
Un amendement, approuvé par la Chambre des députés dans la nuit du 24 au 25 mai, précise que «l’État privilégiera le recours aux appels d’offres» afin de «soutenir» les énergies renouvelables électriques (éolien, biomasse, etc), rapporte le Ser. Le système de l’obligation d’achat a permis le développement de la petite hydroélectricité, et son remplacement par les systèmes d’appel d’offre en France, au Royaume-Uni et ailleurs a abouti à des échecs «patents». Or, «tout laisse à penser que les appels d’offre lancés récemment par le gouvernement pour des projets de biomasse et d’éolien suivront un parcours identique».
Yves Cochet, député Vert et ancien ministre de l’Environnement, a vivement réagi à la façon dont les amendements, « malgré de nombreux discours» en faveur des énergies renouvelables, scellent « d’ores et déjà le sort des éoliennes». Un amendement oblige les maires à se plier à l’avis conforme de la commission des sites pour la délivrance de permis de construire des éoliennes. Cette commission « porte en elle le blocage de l’immense majorité des projets». Yves Cochet s’inquiète, comme le Ser, du succès que remporte l’amendement qui aligne les prix garantis pour l’énergie éolienne sur la moyenne nationale des appels d’offre. Il aurait pour conséquence de « faire perdre toute compétitivité à ce type d’énergie».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
L’ancien ministre demande «instamment au gouvernement de retravailler avec sa majorité pour que ces mesures soient retirées à l’occasion de la navette parlementaire».