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Union européenne Le système européen d’alerte rapide sollicité plus de 7 000 fois en 2007

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En 2007, le système communautaire d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) a enregistré un nombre record de notifications, à savoir 7 139, soit 8,3 % de plus qu’en 2006. Cette progression est la preuve que cet outil destiné à garantir la sécurité alimentaire des Européens fonctionne bien, a indiqué Androulla Vassiliou, la commissaire chargée de la santé.

Le système d’alerte rapide est un outil qui permet aux États membres et à la Commission d’échanger rapidement et efficacement des informations lorsque certains risques pour la santé humaine sont détectés dans la chaîne alimentaire humaine et animale. Tous les membres du RASFF (l’UE-27, la Commission européenne, l’EFSA, de même que la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande) possèdent un service permanent garantissant l’envoi, la réception et le traitement des notifications urgentes en un minimum de temps. En 2007, 953 alertes ont été déclenchées. Les alertes sont envoyées quand la denrée ou l’aliment pour animaux représentant un risque se trouve déjà sur le marché et qu’une action immédiate est requise. La majorité (65 %) des alertes en 2007 a concerné des produits provenant de l’UE, et la plupart de ces problèmes avaient été détectés lors de contrôles effectués sur le marché européen. Parmi les risques les plus souvent signalés par l’intermédiaire de ces alertes, on note la présence de micro-organismes potentiellement pathogènes, de corps étrangers (tels que des fragments de verre dans le yogourt), de métaux lourds (par exemple, le mercure dans le poisson) et de mycotoxines.

Par ailleurs, 1972 notifications d’informations ont été envoyées en 2007 pour signaler un risque, mais sans qu’une action immédiate ne soit nécessaire dans les autres Etats membres étant donné que le produit n’a pas été distribué sur leur marché. 73 % de ces notifications ont concerné des produits en provenance de pays tiers.

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De plus, l’an dernier, près de 2 000 notes d’information ont été envoyées à des pays non européens concernant des produits peu sûrs en provenance de leur territoire. Lorsqu’un problème grave et récurrent est détecté, la Commission envoie une lettre aux autorités nationales du pays concerné pour leur demander de prendre des mesures correctives. Les possibilités à cet égard vont de la radiation des établissements à la suspension des exportations ou à l’intensification des contrôles. Les pays le plus fréquemment mis sur la sellette en 2008 ont été : la Chine (352 notifications), la Turquie (293), les Etats-Unis ( 191), l’Espagne (177), l’Iran (133), l’Allemagne (122), l’Inde (113), la France (109), la Thaïlande (92), la Pologne (77), l’Italie (75) et le Brésil (58).

Favoriser la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale

A l’avenir, la Commission veut promouvoir l’idée d’un système d’alerte rapide mondial pour la sécurité alimentaire. Elle a aidé en 2007 les pays intéressés en dehors de l’UE à élaborer leur propre système national en vue de renforcer la protection des consommateurs et a organisé des séminaires de formation. La Commission a également soutenu financièrement un projet pilote de système régional d’alerte rapide pour les denrées alimentaires, instauré entre la Thaïlande, le Viêt Nam, la Malaisie, le Cambodge, les Philippines et Myanmar. Le but ultime de la Commission est d’unir tous ces systèmes nationaux et régionaux dans un réseau mondial de systèmes d’alerte pour la sécurité alimentaire.