Plus d'un an se sera donc écoulé entre l'appel à manifestation d'intérêt et l'appel à projets sur la thématique « Alimentation fonctionnelle et sur mesure » proprement dit. Un AIM lancé en janvier 2014 auprès de l'ensemble de acteurs de l'agroalimentaire dans le cadre du Plan industriel « Produits innovants pour une alimentation sûre, saine et durable » de la nouvelle France industrielle qui avait d'ailleurs suscité un engouement exceptionnel, plus de 10 fois supérieur aux pronostics de l'Ania ! C'est dire si les attentes des industriels de l'agroalimentaire sont grandes en matière d'innovation et confirment, si besoin était, qu'ils ne manquent pas d'idées. Le problème, c'est que le temps a passé. Un an entre le projet et le moyen de financement, c'est juste très long pour une entreprise. Un projet répond généralement à un besoin à un instant T, le besoin de pouvoir mettre une idée en pratique pour continuer à avancer dans le cadre d'une stratégie de développement à moyen/long terme. Un an après, les besoins de l'entreprise ne sont plus les mêmes, sans même parler de ceux des marchés et des consommateurs et sans compter que les concurrents, eux, continuent d'avancer et parfois plus rapidement. Certes, la précipitation n'est pas bonne conseillère, mais, là, il y a urgence à relancer la compétitivité des entreprises françaises.
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Il est vrai que la notion de temps n'est pas la même entre les politiques et les industriels. Ou plutôt, les projets publics c'est bien, mais ça prend tellement de temps. Un temps qui va maintenant faire défaut aux entreprises pour présenter leurs projets d'ici au 9 juin. Si le montant de 20 millions d'euros mis à disposition pour la filière est un signe encourageant de la part du gouvernement, les délais pour en profiter sont en effet très courts ! Le temps s'écoule dans le sablier.