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Céréales Le temps sec n’a pas trop pénalisé les rendements de maïs

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Cela aurait pu être mieux. Mais avec 93,5 q/ha de rendement en maïs grain et plus de 15 tonnes de matière sèche à l’hectare en fourrage, la filière peut s’estimer contente. Le coup de chaud de la fin de l’été n’a eu qu’un impact limité sur la récolte de maïs.

Déception ? « Si on avait eu 30 à 40 mm d’eau le 17 août au lieu d’avoir 38 °C, la moyenne française en maïs grain serait montée à 105 q/ha », a commenté Jean-Paul Renoux, responsable maïs chez Arvalis, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris, le 24 novembre. Le temps sec de l’été a pénalisé l’énorme potentiel du printemps. Mais à 93,5 q/ha de moyenne pour 2009 selon Arvalis, le rendement moyen en maïs grain suit la tendance à la hausse de 1,3 quintal par hectare et par an de ces trente dernières années. Avantage non négligeable, les maïs ont pu être récoltés à des taux d’humidité très faible. « Une façon élégante d’améliorer le rendement moyen », a observé Jean-Paul Renoux, un point de séchage en moins équivalant au plan économique à 1 q de maïs en plus. Toutes les régions n’ont pas enregistré les mêmes performances. A 113 q/ha, les rendements se démarquent clairement en Alsace, où ils révèlent le potentiel de l’année. Mais dans le Sud-Ouest, « des agriculteurs qui s’attendaient à 150 ou 155 q/ha en irrigués sont déçus », a remarqué Jean-Paul Renoux. Le rendement moyen n’y dépasse pas 92 q/ha.

Des taux d’amidon très élevés en maïs fourrage
Pour le maïs fourrage, 2009 est également une « bonne année », a indiqué quant à lui Bertrand Carpentier, ingénieur maïs fourrage pour Arvalis. Grâce au temps sec, « les taux de matière sèche sont élevés, à 3 ou 4 points au-dessus de la normale », a observé le professionnel. Le rendement moyen national serait supérieur à 15 tonnes de matière sèche à l’hectare pour 1,4 Mha ensemencés. La qualité est au rendez-vous, avec des taux d’amidon supérieurs de 5 points à la normale. « Les maïs sont très peu encombrants, a signalé Bertrand Carpentier. Le kilo de maïs prend peu de place dans le rumen parce qu’il est très énergétique ». Bémol, toutefois : la partie tige-feuilles apparaît médiocre. L’éleveur devra tenir compte de ces éléments dans le calcul de ses rations. Peut-être lui faudra-t-il compléter l’ensilage avec des fibres digestibles. Il devra également surveiller la conservation de ces silos, que le fort taux de matière sèche pourrait rendre plus difficile.

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