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Le ventre des pays africains est aux mains de Chicago

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«Le ventre des pays africains est aux mains de Chicago », s’est exclamée Mariam Sow, coordinatrice d’Enda Pronat, une ONG sénégalaise, lors d’une conférence organisée par la Coordination pour l’Afrique de demain (Cade), le 8 mars, sur le développement de l’agriculture africaine.
Elle faisait référence à la spéculation sur les marchés des matières premières, qui provoquent des émeutes de la faim dans les pays pauvres. Mais, pour Philippe Chalmin, président de l’Observatoire des prix et des marges, cette spéculation, dénoncée par de nombreux milieux politiques ou ONG, ne serait qu’une conséquence d’autres facteurs. Ainsi l’absence d’investissements dans le secteur agricole et minier au cours des 30 dernières années serait en fait la principale raison de la flambée des prix, a-t-il déclaré le 8 mars devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. D’autres facteurs sont venus se greffer sur ce manque d’investissements, comme des accidents climatiques (sécheresse ou inondations multiples), ainsi que des événements géopolitiques, qui ont provoqué une hausse des prix. « La vraie solution, ce n’est pas la régulation, mais une aide massive internationale aux pays pour financer leur politique agricole. C’est notre principal défi », affirme-t-il.

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