Le vin bio a un bel avenir devant lui, affirme une étude réalisée par le cabinet d’études de marché Xerfi. Les raisons : il va bientôt pouvoir s’afficher comme tel grâce à un réglement européen de vinification ; les initiatives des grandes surfaces vont dans le sens d’une offre plus large ; enfin l’œnotourisme devrait aider ce marché à gagner de nouveaux consommateurs.
Le marché de l’alimentation bio se porte bien et dans ce marché, le vin est le produit qui a recruté le plus grand nombre de nouveaux consommateurs en 2008 : +29% en moins d’un an. Pourtant, seulement 11% des consommateurs de produits bio achètent du vin bio. « Le potentiel de croissance des ventes de vins bio reste donc important, à la fois par le recrutement de nouveaux consommateurs et par une augmentation de la consommation de personnes déjà adeptes du bio », estime le cabinet Xerfi spécialisé dans les études de marché.
Un nouveau réglement de vinification bio européen, qui devrait être adopté très bientôt, va permettre l’apposition du logo AB (aujourd’hui seuls les raisins sont certifiés AB). Du coup, cela favorisera une communication sur le sujet et devrait encore stimuler les ventes.
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D’autre part, pour l’instant, les grandes surfaces ne vendent que 25% des vins issus de raisins bio en France. Conscientes du potentiel du marché, les enseignes tentent d’augmenter leur offre. Monoprix a proposé une quarantaine de références lors de sa foire aux vins du printemps 2008. Casino a également lancé sa gamme sous marque de distributeur au second semestre 2008. Enfin, le gouvernement – avec la création du Conseil supérieur de l’œnotourisme – et les professionnels souhaitent développer l’œnotourisme, la vente directe au caveau représentant un complément de revenu important pour les producteurs.
« Le potentiel lié au tourisme viticole est élevé », expliquent les experts de Xerfi. Car « la plupart des touristes concernés sont également acheteurs de vins (7,5 millions de visiteurs reçus dans les caves françaises selon une étude de l’AFIT Agence française de l’ingénierie touristique de 1999 dont un tiers d’étrangers et 88% d’acheteurs) », rapporte l’étude. Allant dans le même sens, l’intérêt croissant que suscite la (re)découverte du patrimoine est une opportunité dont devrait bénéficier le vignoble français.