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Santé animale Le virus de Schmallenberg menace les exportations européennes

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La Commission européenne a rejeté, lors du Conseil agricole du 23 janvier, la proposition néerlandaise de rendre obligatoire la déclaration de tous les cas du virus de Schmallenberg enregistrés dans les Etats membres. Après les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique, cette nouvelle maladie a été détectée au Royaume-Uni et en France. Bruxelles préconise « une approche unifiée et proportionnée » pour éviter les mesures de fermeture de marché de la part des pays tiers et réfléchit à un financement de recherches

À la demande des Pays-Bas, un point a été fait sur le virus de Schmallenberg, à l’occasion du Conseil agricole du 23 janvier à Bruxelles Après les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique, le Royaume-Uni a annoncé avoir découvert sur son territoire quatre cas de cette nouvelle maladie animale qui touche les ruminants. Et la France s’est ajoutée à la liste en indiquant avoir décelé un cas en Lorraine. Et d’autres cas de suspicion sont en cours d’analyse en France, indiquent les services de l’Etat. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été chargée d’une étude sur l’impact du virus dans les élevages de ruminants et les risques de diffusion sur le territoire. Faute de classification et de réglementation, aucune restriction particulière n’a été mise en œuvre dans les exploitations suspectes.
La Commission a annoncé qu’elle pourrait financer des recherches dans le domaine pour apporter son soutien aux Etats membres touchés. Les Pays-Bas avaient demandé que la déclaration des maladies soit obligatoire pour les Etats membres. Une proposition qui a été rejetée par la Commission. Bruxelles a surtout souligné la nécessité d’une « approche unifiée et proportionnée, encourageant la déclaration volontaire de cette maladie et le suivi par les États membres ». En effet, la Commission craint des mesures de fermeture de marché de la part des pays tiers. Ce qu’a déjà fait la Russie (comme à son habitude) en suspendant temporairement les importations de viande de mouton en provenance des Pays-Bas, de l’Allemagne et de la Belgique. « Nous devrions voir cet événement comme une occasion de peaufiner les mécanismes en place au niveau européen pour répondre à ces risques émergents », a indiqué aux ministres de l’agriculture, le commissaire européen à la santé des consommateurs, John Dalli.

Temps d’incubation long
A ce jour, la maladie a été détectée dans une soixantaine de fermes aux Pays-Bas, une vingtaine en Allemagne et 14 en Belgique. Cette maladie présente des symptômes atypiques des maladies connues (fièvre, chute de la production laitière, diarrhée sévère, malformations congénitales des agneaux). Il semblerait que le virus ait un temps d’incubation très long étant donné qu’il est transmis par des moustiques, des moucherons ou des tiques qu’on ne trouve pas en hiver. Le risque de transmission est donc faible durant cette saison. Le commissaire européen espère que les données supplémentaires qui seront disponibles dans les prochains mois permettront « de guider nos décisions sur les meilleures mesures possibles pour faire face à ce problème ».

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