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VOLAILLES/RÉSULTATS Le volailler Duc toujours en quête de fonds propres

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Affecté par la hausse du coût des matières premières et la pression sur les prix, le spécialiste de la volaille à marques distributeurs a dévoilé des résultats négatifs pour 2013. Le groupe a bon espoir de réussir à boucler sa recapitalisation dans le courant de l'été.

AU terme d'une année 2013 plutôt sombre pour l'aviculture française, le groupe volailler Duc a annoncé ses résultats annuels en toute discrétion le 30 avril. La hausse du coût des matières premières au premier semestre, la pression sur les prix dans le distribution au second, et la rupture du partenariat avec Glon Sanders fin octobre, ont lourdement pénalisé l'entreprise déjà fragilisée et toujours en quête d'une recapitalisation pour moderniser son outil industriel. Au final, en 2013, Duc a enregistré un résultat opérationnel courant négatif de 4,8 millions d'euros (contre - 960 000 euros en 2012), pour un chiffre d'affaires de 201,25 millions (+6,60 %). La perte nette atteint 5,22 millions (-2,19 millions en 2012). « Sur la second moitié de l'année, nous avons préféré abandonner certains de nos marchés. La bagarre sur les prix devenait trop forte », explique Joël Marchand, le directeur général.

FONDS PROPRES NÉGATIFS

En 2014, outre le redressement de ses comptes, le gros dossier pour Duc sera d'obtenir enfin l'aide financière des pouvoirs publics pour réindustrialiser son site et améliorer sa compétitivité. Les démarches entreprises à la fin du premier semestre « n'ont pu aboutir favorablement faute de fonds propres suffisants », indique le groupe. De fait, au 31 décembre 2013, Duc affichait des fonds propres négatifs à hauteur de 6,1 millions (-1,3 million en 2012) et un endettement (hors factor) de 0,06 million d'euros. L'engagement factor est de 21,7 millions d'euros. « Nous sommes éligibles à certaines aides publiques, mais nous devons avant tout restaurer les fonds propres de l'entreprise. Cette reconstruction passera notamment par une remise au pot de l'actionnaire de référence (Financière Verneuil ndlr) », précise Joël Marchand, sans donner les détails chiffrés de cette recapitalisation.

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RETOUR À LA PROFITABILITÉ ESCOMPTÉE EN 2015

Duc espère boucler la reconstitution de ses fonds propres « dans le courant de l'été » afin d'engager les travaux nécessaires à la remise à niveau de l'outil industriel et « pouvoir enfin rattraper le retard de compétitivité accumulé depuis plusieurs années. Dans notre business plan, les outils industriels de Duc seront totalement à niveau en 2016 et nous envisageons un retour à la profitabilité en 2015 », indique encore le directeur général. Duc, qui ne réalise que 5% de son activité à l'export actuellement, espère également, à compter du second semestre 2015, se développer en Europe du Nord (Belgique, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas notamment) sur le milieu de gamme. En attendant d'être remis sur les rails, le groupe escompte cette année restaurer ses marges, « au moins récupérer les 3 points de marges perdus en 2013 », souligne Joël Marchand, par une hausse des produits frais. Duc, qui se présente comme le premier producteur européen de volailles certifiées, travaille principalement pour les marques distributeurs (10 % seulement vers les grossistes) et bénéficie d'une filière intégrée à 100% dans le poulet. Le groupe compte 4 sites de productions en France et il est présent depuis 2007 en Bulgarie.

Avec 10 % de son capital en Bourse, le groupe est détenu à 68 % par Verneuil Participations, un holding lui-même côté sur le marché, qui détient par ailleurs des participations dans Electricité et Eaux de Madagascar et Société Française de Casino.