Dans une étude publiée le 10 juillet concernant les effets d’une relance verte sur l’emploi, le WWF estime que si l’ensemble de la surface agricole utile (SAU) française était converti à la bio à l’horizon 2050, le secteur agricole représenterait 724 000 emplois directs, contre 695 000 aujourd’hui, et 589 000 à l’horizon 2050 dans un scénario tendanciel.
« L’étude s’appuie sur l’hypothèse d’un nombre moyen d’Unités de Travail Annuelle (UTA) par exploitation bio de 2,4 contre 1,5 en conventionnel, comme évalué dans le diagnostic du ministère de l’Agriculture », précise le WWF dans son rapport. Dans un scénario « engagements actuels », avec l’atteinte des objectifs d’Egalim, les 30 % de SAU bio en 2030 « permettraient de compenser en partie seulement le déclin de l’emploi agricole, en soutenant 15 000 emplois directs supplémentaires par rapport à la tendance », souligne la fondation.
Alertant sur les dérives potentielles de la massification de la production bio, l’association prévient que pour bénéficier de cette croissance d’emploi, « il est indispensable que le développement de l’agriculture biologique se fasse dans une perspective de transition agroécologique et ne répète pas les erreurs d’industrialisation et spécialisation du passé ».
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Dans le cadre du plan de relance, le WWF demande enfin au gouvernement d’orienter, grâce au Plan stratégique national, (PSN), « les 9 milliards d’euros que la France reçoit de l’Union européenne vers une transformation du secteur agricole, lui permettant de faire face aux enjeux de lutte contre le dérèglement climatique et de préservation de la biodiversité ».
Principale limite de l’étude : le coefficient d’emploi par exploitation demeure fixe jusqu’en 2030, alors qu’il pourrait évoluer en fonction des cours du bio par rapport au conventionnel, et des technologies disponibles, notamment de la robotique. Les derniers chiffres de l’Agence bio pour 2019 montrent toutefois que, pour l’heure, la tendance se maintient : avec 113 740 emplois directs dans les fermes, l’agriculture biologique représente 10 % de l’emploi agricole en 2019, pour seulement 8,5 % de la SAU française.
Principale limite de l’étude : le coefficient d’emploi par exploitation demeure fixe jusqu’en 2030