Abonné

Investissements Léa Nature prévoit 40 M€ d’investissements sur deux ans

- - 6 min

Le groupe Léa Nature va procéder à 40 M€ d’investissements dans ses outils de production et sa logistique pour accroître ses capacités et répondre à la demande croissante des consommateurs de produits bio. Les marques Jardin Bio et Karéléa annoncent quant à elles de nombreuses innovations.

Premier fabricant industriel bio, Léa Nature a décidé de mettre les bouchées doubles pour répondre à la demande croissante des consommateurs sur ce type de produits. Pour accompagner ces innovations, le groupe prévoit 40 millions d’investissements (voir le détail ci-dessous) sur deux ans dans ses outils de transformation de produits bio et dans la logistique. Ces huit projets seront pour partie autofinancés et le reste par emprunts bancaires. "Le ratio dette nette sur fonds propres de Léa Nature actuellement de 50 %, devrait passer autour de 70 et 75 % après les investissements prévus", précise Charles Kloboukoff, le président-fondateur de Léa Nature. L'objectif à terme de ces investissements est "de se doter d’outils évolutifs pour ne pas avoir à reconstruire", précise le dirigeant. Les sites de production, qui tournent actuellement en moyenne autour de 5 à 10 millions d’unités annuelles, pourraient ainsi arriver autour de 10 à 50 millions. À noter qu’une fois la biscuiterie bio « Jean et Lisette » construite, un projet qui se concrétise un an déjà après avoir été annoncé, le groupe n’aura plus recours à la sous-traitance dans les biscuits, comme c’est encore le cas actuellement.

De nombreuses innovations produits

Côté innovations, Léa Nature met l’accent sur les marques Jardin Bio et Karéléa. La première, leader et pionnière en GMS, avec un chiffre d’affaires en croissance de 25 % à 127 millions d’euros sur un an (à fin février 2017), détient une part de marché 12,9 %. Pour répondre à l’engouement pour les produits sans gluten, mais aussi l’accroissement des consommateurs végétariens et végétaliens, elle lance des nouvelles gammes de produits riches en protéines, estampillés EVU. Léa Nature innove également avec une nouvelle gamme biodynamique, la première en GMS. Ses produits sont certifiés par Demeter, spécialiste de magasins spécialisés, qui a accepté de faire une entorse à son réglement pour le groupe présent dans la grande distribution, compte tenu de son ancienneté dans la bio, a souligné Charles Kloboukoff, dont le groupe a participé aux frais d’étude. Et enfin Jardin Bio, leader sur les thés bio (28 % de part de marché) et les infusions (66 % de PDM) va également proposer une nouvelle gamme de 39 références aux plantes connues pour leurs bienfaits sur la digestion, le sommeil, la circulation, etc. Des produits sous forme de cocktails ou ampoules, gélules ou poudre. De son côté, la marque Karéléa, spécialiste de la diététique au naturel, compte réveiller un marché de la minceur actuellement en perte de vitesse, avec sa nouvelle gamme Happy Detox, déclinée sous quatre types de produits (petit-déjeuner, boissons, tisanes et soupes).

Des acquisitions pas exclues

En 2016, Léa Nature a réalisé un chiffre d’affaires de 231 millions d’euros, en hausse de 28 % sur l’année, dont 67 % dans l’alimentaire, le reste en hygiène/beauté. Compagnie Biodiversité qui regroupe les quatre pôles d’activité Plantes Alimentaire/Santé ; Fruits et Légumes ; Céréales et Graines et Plantes cosmétique/hygiène, affiche de son côté un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. Avec 80 créations d’emplois l’an dernier, le groupe totalise maintenant 1 300 salariés. Léa Nature qui ne manque jamais de projets ne s’interdit pas de recourir à la croissance externe si l’occasion se présentait, "soit pour une marque forte, soit pour une transformation qui nous manque, a souligné Charles Kloboukoff. Le tout, pour un montant raisonnable et en rapport avec ce que nous consacrons à nos outils de production".

Détails des investissements programmés

- Augmentation des capacités du pôle plantes/infusions/thés/phytothérapie au siège social (Charente-Maritime) avec l’acquisition de nouvelles machines, pour 1,6 M€. Capacité de production : 17 millions de boîtes infusions en 2017.

- Construction d’une unité de production de produits bio sans gluten pour le repas et petit-déjeuner sur le terrain du siège social pour 5 M€. Mise en route opérationnelle prévue pour le 1er trimestre 2018.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

logistique
Suivi
Suivre
consommateurs
Suivi
Suivre

- Participation avec des acteurs régionaux de la filière bio, à la création de la biscuiterie bio « Jean et Lisette » à St Jean d’Angely (Charente-Maritime) sur 2400 m², pour 6 M€. Démarrage de la biscuiterie prévu en janvier 2018.

- Démarrage en avril 17 de l’activité doypack sur 2 500 m² à Damazan (Lot-et-Garonne), une extension de la conserverie Bioviver avec fabrication de sachets repas individuels bio, sans gluten ni lactose, de soupes, purées de légumes et sauces, pour 6,5 M€. Capacité de production : 12 millions de sachets.

- Construction d’un nouvel atelier en conserve bio en 2018 avec une unité de production de bocaux pour les grandes séries, dont purées de fruits, sauces, et légumes cuisinés, pour 6 M€. Capacité de production : 30 millions de conserves.

- Installation début 2017 de BPC/Kambio sur un nouveau site de 3 000 m² à Saint-Chamond (Loire) pour l’atelier de fabrication de salades fraîches composées, triplant sa surface actuelle et à Seissan (Gers) d’une nouvelle ligne pizza et tartes salées mise en place d’ici fin 2017. 4 M€ au total sur les 2 sites pour les produits frais bio.

- Extension logistique sur un ancien site industriel de 20 000 m² à Périgny (Charente-Maritime).

-Début de la construction au 2e trimestre 2017 de la nouvelle unité de production de cosmétique écologique sur 5 000 m², multipliant par 3 la surface actuelle de production au siège social, pour un montant de 11 M€.

Les salariés actionnaires

Charles Kloboukoff a annoncé la création d'un deuxième fonds commun de placement de 4 M€ "sur l'ensemble du périmètre de la Compagnie Biodiversité" pour permettre à l'ensemble des salariés de détienir une partie du capital de leur entreprise. Ces derniers pourraient ainsi arriver à 4 % du capital, contre près de 3 % actuellement. La famille du fondateur contrôle environ 83 % du capital, aux côtés de financiers pour 9 % et des dirigeants de sociétés acquises pour 4 % environ.