Prévisions
Le FMI a dévoilé le 21 janvier, devant l'élite économique mondiale réunie à Davos, le tableau d'une croissance mondiale encore solide mais qui ralentit plus que prévu, contrariée par les tensions commerciales et les risques politiques, tels le Brexit au Royaume-Uni et la fronde sociale en France. Pour la deuxième fois en quelques mois, le FMI a donc abaissé le rythme d'expansion désormais estimé à 3,5% (-0,2 point) pour cette année, après 3,7% en 2018. La prévision pour 2020 est également moins bonne à 3,6% (-0,1 point).
Les projections 2019 pour les deux premières économies – Etats-Unis (+2,5%) et Chine (+6,2%) – sont, elles, restées inchangées après avoir été abaissées en octobre. Le FMI a pris acte d'une trêve commerciale annoncée le 1er décembre par le président Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping. "Mais la possibilité que les tensions refassent surface au printemps assombrit les perspectives de l'économie mondiale", a commenté le FMI.
Pour la zone euro, le FMI se montre nettement moins optimiste avec une projection de croissance de 1,6% contre 1,9% précédemment. Et dans cette zone, l'Allemagne subit la plus forte révision en baisse (-0,6 point à 1,3%), suivie de l'Italie (-0,4 point à 0,6%) et de la France (-0,1 point à 1,5%). L'économie allemande pâtit actuellement d'une faible production industrielle dans son important secteur automobile en raison de l'introduction de nouvelles normes environnementales. L'Italie subit une faible consommation intérieure combinée à des coûts d'emprunt plus élevés, tandis que la France fait les frais de "l'impact négatif des protestations" des Gilets jaunes. Ailleurs en Europe, le FMI s'inquiète aussi de la grande incertitude au Royaume-Uni, après le rejet la semaine dernière de l'accord sur le Brexit présenté par la Première ministre Theresa May.
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