Abonné

Mobilisation « L’écotaxe doit être supprimée », affirme Légumes de France

- - 3 min

Malgré l’ajournement de l’écotaxe par le gouvernement, les producteurs de légumes maintiennent leur mobilisation : ils réclament l’abandon de la mesure. Une position qu’ils soutiendront lors de leur congrès annuel des 6 et 7 novembre, à Paris.

Touchés. Les maraîchers, particulièrement présents lors de la manifestation bretonne du 27 octobre, ne décolèrent pas. Et s’ils jugent « sage » la décision annoncée deux jours plus tard par le Premier ministre d’ajourner l’écotaxe, ils restent mobilisés. « Ça n’est pas suffisant », estime Jacques Rouchaussé, président des producteurs de Légumes de France. Dans un communiqué commun avec la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) et la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières, les maraîchers réclament sa suppression. Selon les trois organisations, il s’agit en effet d’« une mesure anti-production, anti-emplois, anti-territoires et anti-environnement et en aucun cas une mesure écologique ! ». Pour Jacques Rouchaussé, « les écologistes sont tombés sur la tête ! Qu’ils viennent sur nos exploitations ! ». Selon lui, il n’y a pas moyen de trouver une alternative à la route, ainsi que le conçoit le nouveau dispositif : «  C’est aussi idiot que de dire “Déviez les fleuves ! Les canaux ! Et les voies ferrées !” Faut arrêter. Les producteurs ne sont pas à proximité de ces réseaux ». Qu’ils soient transporteurs de leur marchandise ou qu’ils fassent transporter leur marchandise, « ce sont nous, les donneurs d’ordre, qui payeront automatiquement plein pot », rappelle-t-il. Et ce coût a notamment été évalué par la profession à 6 019 euros, par an, pour un hectare de tomates. « Autant dire que nos entreprises vont encore être affaiblies ».
 
Les impacts chiffrés présentés lors du congrès des 6 et 7 novembre
Pour les producteurs de Légumes de France, une seule solution existe : l’abandon de la taxe. « Et pas seulement pour la Bretagne : c’est un problème économique qui touche tous les producteurs de légumes, poursuit le président. Prenons l’exemple de l’entreprise bretonne Savéol : elle produit des tomates qui vont au-delà de la Bretagne ».
Le sujet devrait occuper une bonne partie des échanges du congrès annuel des producteurs de Légumes de France qui se tiendra les 6 et 7 novembre, à Paris. « J’ai demandé à chaque organisation professionnelle de me dire combien l’écotaxe allait coûter à nos entreprises ». Il est également prévu une intervention de Stéphane Le Foll pour clôturer l’évènement. En attendant, Jacques Rouchaussé s’étonne de l’insistance du gouvernement à donner toute la responsabilité de la mesure à l’ancien gouvernement : « Non seulement, les socialistes l’ont aussi votée, mais, en plus, concernant la défiscalisation des heures supplémentaires, là, ils n’avaient pas hésité à revenir sur le dispositif et à le supprimer ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.