Abonné

Résidus de pesticides L’EFSA pointe du doigt les denrées importées

- - 3 min

Dans son rapport annuel sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes et les céréales, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments indique que les problèmes sanitaires liés à la présence excessive de résidus de pesticides sont plus fréquents pour les denrées en provenance de pays tiers. Globalement, l’avoine, les pêches, les fraises et les laitues sont les produits les plus affectés par les dépassements de seuils autorisés.

Dans son rapport sur les résidus de pesticides dans l’alimentation, à la tonalité rassurante pour les consommateurs, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments indique que 354 substances différentes ont été répertoriées dans les échantillons de fruits et légumes testés en 2007 par les Etats membres de l’UE et 72 dans les céréales. Au total 74 305 tests ont été effectués par les Etats membres de l’UE. Selon l’agence, les dépassements de limites maximales autorisées (LMR) sont exceptionnels : 3,99 % des échantillons. L’EFSA relève que ce chiffre est plus fort pour les denrées importées : 6,84 % de résidus à un niveau excessif pour les produits en provenance de pays tiers contre 2,31 % pour ceux fabriqués en Europe.
Les produits issus de l’agriculture biologique sont moins exposés à ce type de problème : seul 1,024 % des produits bio contrôlés présentaient des traces de pesticides en quantité trop importante. Ce chiffre est encore plus faible pour les aliments pour bébés (0,6 %).
Par ailleurs, la fréquence des contaminations multiples a fortement augmenté depuis la fin des années 1990. Ce problème, présent pour 15,4 % des échantillons en 1997, est désormais observé dans 26,2 % des cas. Un phénomène en léger recul toutefois par rapport à 2006 (27,7 %).
L’EFSA note enfin qu’en prenant des cas extrêmes de contamination et de consommation « très peu probables », 52 combinaisons pesticide-aliment sont susceptibles de présenter de réels problèmes sanitaires. C’est le cas notamment du couple mthomyl/thiodicarb - laitues, du methamidophos toujours sur les salades et les têtes de chou et de l’association propargite - pommes. Dans la plupart des cas, des mesures en vue de réduire le niveau des LMR ou d’interdire les substances incriminées ont d’ores et déjà été prises, nuance l’EFSA.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

céréales
Suivi
Suivre