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Conjoncture Légère croissance de l’activité des IAA en mars

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L’activité des industries agroalimentaires a légèrement progressé en mars, indique la Banque de France. Le courant de commandes s’est accru. Les carnets restent jugés conformes à la normale. Les stocks sont légèrement supérieurs au niveau désiré. Les prévisions de production à court terme demeurent positives.

La légère croissance dans l’industrie agroalimentaire en mars a été inégalement répartie, selon la dernière note de conjoncture de la Banque de France. Une légère reprise de la production de l’industrie des viandes a été enregistrée en mars. Les prises d’ordres se sont globalement renforcées en dépit d’une désaffection de la clientèle pour la volaille ; un report partiel s’est opéré en faveur des autres catégories de viandes. Les carnets se sont étoffés mais demeurent un peu justes. Les stocks sont jugés très élevés dans le secteur avicole et pèsent sur les trésoreries. Le coût des approvisionnements a encore augmenté. Les marges se sont globalement rétrécies au cours du dernier trimestre. Peu de changements dans l’activité sont attendus à court terme.

Dans l’industrie laitière, la production s’est maintenue, la demande a peu varié, mais s’est renforcée à l’exportation vers l’Union européenne.

Dans les autres industries alimentaires, la production a progressé de façon sensible, la demande se renforçant tant sur le marché intérieur qu’à l’exportation.

Viandes de boucherie : l’activité a sensiblement progressé par rapport aux deux périodes de référence. Du fait de l’insuffisance de certains approvisionnements (dans les filières du boeuf et du porc), les cours d’achat ont poursuivi leur progression tandis que les prix de vente demeuraient sous pression. La demande s’est un peu renforcée, suite à un report partiel de la consommation de volailles ; les débouchés du porc ont cependant souffert de prix élevés. Les carnets se sont correctement renouvelés. La croissance de l’activité devrait se poursuivre à terme rapproché.

Viandes de volailles: la production et les livraisons se sont stabilisées par rapport à février, mais demeurent en sensible recul à un an d’intervalle. Les stocks, très importants, se sont accrus et pèsent sur les trésoreries. La demande s’est légèrement reprise sur le plan intérieur grâce à des promotions ; les exportations se sont de nouveau réduites en raison de mesures d’embargo. Les carnets restent jugés très insuffisants. Les prix d’achat et de vente ont baissé et les marges se sont rétrécies. Peu de changements sont attendus à court terme, hormis de nouvelles baisses de prix de vente.

Préparation industrielle de produits à base de viandes : l’activité a marqué une sensible reprise et s’inscrit en hausse à un an d’écart. Les stocks ont été renforcés. La demande est apparue soutenue en vue des fêtes pascales. Les carnets se sont étoffés mais demeurent courts. Les hausses de prix des matières premières se sont poursuivies, sans répercussion observée sur les barèmes de vente. Un accroissement modéré de la production est prochainement attendu.

Lait liquide, produits frais et autres produits laitiers : quasiment stable à un an d’écart, l’activité s’est inscrite en hausse après un mois de février calme. La demande s’est intensifiée dans les produits de grande consommation. Les carnets en moyenne demeurent cependant un peu courts. Les stocks ont légèrement augmenté dans les produits industriels. La baisse du coût des approvisionnements s’est poursuivie. Les industriels prévoient une nouvelle augmentation de l’activité dans les prochaines semaines.

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Industrie agroalimentaire
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Beurre: toujours en hausse à un an d’écart, l’activité a connu une forte progression par rapport à février. Les prises d’ordres se sont renforcées sur le plan intérieur et à l’exportation, suite à des opérations de promotion et au lancement de produits nouveaux. Les plans de charge sont consistants. Les stocks apparaissent toutefois un peu lourds. La production devrait rester orientée à la hausse au cours des semaines à venir.

Fromages: l’activité a progressé par rapport aux deux périodes de référence. La demande a été vigoureuse, bénéficiant également d’opérations de promotion, du développement de nouveaux produits, et d’achats anticipés de la clientèle avant la période pascale. Les carnets sont satisfaisants.

L’activité devrait conserver une orientation favorable dans le proche avenir.

Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraîche : les indicateurs d’activité ont progressé par rapport aux deux périodes de référence. Bien orientée dans la panification et dans la viennoiserie, la demande s’est redressée notamment par rapport à février et les carnets sont jugés satisfaisants. Un accroissement modéré des mises en fabrication et des stocks de produits finis est attendu à terme rapproché.

Travail des grains ; aliments pour animaux : l’activité s’est inscrite en hausse modérée par rapport à février et reste proche de son niveau de mars 2005. Stable dans l’alimentation animale, la demande s’est renforcée dans le secteur du travail des grains et les carnets sont jugés, dans l’ensemble, bien garnis. Les stocks de produits finis sont adaptés aux besoins. Les prévisions font état d’un fléchissement des volumes produits dans les prochains mois.

Chocolaterie-confiserie: production et livraisons se sont inscrites en hausse par rapport aux deux périodes de référence. Les prises d’ordres se sont accrues sur le marché intérieur, et, dans une moindre mesure, à l’étranger ; les carnets sont estimés convenablement garnis. Les stocks de produits finis ont été reconstitués. Un recul des mises en fabrication est prévu au terme de la campagne des chocolats de Pâques.

Industrie des fruits et légumes : d’un mois à l’autre, l’activité s’est sensiblement accrue, en particulier dans la préparation de jus de fruits et de légumes. La demande, qui s’est renforcée dans tous les secteurs, est apparue plus dynamique sur le marché intérieur qu’à l’exportation ; les carnets restent jugés globalement corrects. A court terme, les volumes produits ne devraient guère varier dans l’ensemble.