Grâce à de bons carnets de commandes, en particulier à l’exportation, la production des industries agroalimentaires a repris en janvier dans la plupart des secteurs.
La production des industries agroalimentaires a légèrement progressé au mois de janvier et le courant de commandes s’est accru, notamment à l’exportation, indique le bulletin de conjoncture de la Banque de France de février. Les carnets ont retrouvé un niveau jugé normal. Les stocks se situent légèrement au-dessus du niveau souhaité. Une accélération de l’activité est prévue pour les mois à venir.
Viandes de boucherie : l’activité a connu une légère reprise saisonnière. La demande s’est intensifiée sur le marché intérieur et à l’exportation, bénéficiant d’opérations de promotion dans la grande distribution. Les carnets demeurent conformes à la normale. Les prix des approvisionnements ont sensiblement progressé, dans le boeuf notamment ; les prix de vente sont restés stables. Les prévisions à court terme font état d’un maintien de la production au niveau actuel et de réévaluations tarifaires.
Viandes de volailles : l’activité s’est inscrite en baisse saisonnière après la période des fêtes et demeure en net recul à un an d’écart en raison de la mévente liée à la grippe aviaire. La demande s’est repliée sur le plan intérieur et international malgré de nouvelles concessions tarifaires et les carnets demeurent insuffisants. Le secteur des produits labellisés a été plus touché que celui des produits standard ou en découpe. La poursuite de la baisse d’activité et des prix de vente est attendue à court terme.
Préparation industrielle de produits à base de viandes : toujours en hausse à un an d’écart, les mises en production et les expéditions se sont réduites conformément à la saisonnalité habituelle. La demande, notamment celle d’origine étrangère, s’est repliée, et les carnets sont maintenant jugés un peu courts. Les stocks sont peu élevés. Peu de changements sont attendus dans le proche avenir.
Lait liquide, produits frais et autres produits laitiers : malgré un redressement de la demande de lait liquide et de produits frais, les carnets demeurent estimés insuffisants. L’accroissement de la production a entraîné une augmentation des stocks, toujours jugés excédentaires, en particulier dans le secteur des poudres. Les prix des approvisionnements et les tarifs de vente restent orientés à la baisse. Une poursuite de la hausse de la production est néanmoins prévue à court terme.
Beurre : l’activité s’est inscrite en baisse, comme de coutume après la période des fêtes, mais demeure en hausse à un an d’écart. Les stocks de produits finis, qui se sont réduits, dépassent toujours le niveau souhaité. Les carnets sont jugés corrects. Le coût des approvisionnements a baissé. Les prévisions à court terme font état d’une stabilisation de l’activité et d’une baisse des prix de vente.
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Fromages : après une fin d’année soutenue, les volumes produits et livrés ont connu un fléchissement et se situent en léger retrait à un an d’écart. Les flux d’ordres ont diminué sur le marché intérieur et à l’exportation ; les niveaux des carnets et des stocks sont proches de la normale. Les prix des matières premières ont diminué. Peu de changements dans l’activité sont attendus à terme rapproché.
Fabrication industrielle de pain et pâtisserie fraîche : en hausse à un an d’écart, l’activité a peu varié d’un mois à l’autre. Stable à l’exportation, la demande a légèrement progressé, grâce à la bonne tenue du marché intérieur. Les stocks de produits finis ont de nouveau diminué et sont jugés faibles, au regard de carnets estimés satisfaisants. Peu de changements sont attendus à court terme.
Travail des grains ; aliments pour animaux : les volumes produits ont quelque peu progressé alors que les livraisons se sont stabilisées. La demande française et étrangère s’est raffermie dans les deux secteurs ; les carnets restent jugés correctement garnis, excepté en alimentation pour animaux de ferme, où ils apparaissent étroits. Les stocks sont estimés, dans l’ensemble, un peu supérieurs à la normale. Les prix des approvisionnements et des produits finis ont augmenté. À court terme, les volumes de fabrication ne devraient guère varier.
Chocolaterie, confiserie : la reprise technique de la production, plus sensible que celle des livraisons, a permis une certaine reconstitution des stocks. L’activité est demeurée, dans l’ensemble, de niveau proche de celui de janvier 2005. Les commandes se sont renforcées, en particulier sur les marchés étrangers, et les carnets apparaissent normaux. Une augmentation des fabrications est prévue.
Industrie des fruits et légumes : d’un mois à l’autre, les volumes produits ont progressé alors que les livraisons ont fléchi ; l’activité n’a pas retrouvé le niveau atteint un an auparavant. Un repli des ordres a été observé dans la transformation de pommes de terre et dans celle de fruits, tandis qu’un accroissement modéré était enregistré dans la préparation de jus et dans la transformation de légumes ; les carnets sont jugés globalement un peu étroits. Une nouvelle hausse des fabrications est prévue prochainement et des relèvements tarifaires sont en cours.