Les Français ont globalement consommé un peu plus de viande en 2016 selon les statistiques du ministère de l’Agriculture publiées le 25 mars 2017, et surtout du poulet, une viande largement plébiscitée pour sa praticité et ses prix.
La consommation française apparente de viande, calculée par bilan (1), a très légèrement augmenté de 0,9 % en 2016, selon une note des services statistiques du ministère de l’Agriculture publiée le 25 mars. Une évolution contrastée par types de viande. En effet, " alors que la consommation de viande de boucherie, qui représente 68 % de la consommation totale de viande, est en légère baisse sur un an (- 0,6 %), celle de volaille de chair progresserait vivement (+ 4 %), après s’être stabilisée en 2015", indique Agreste. La consommation française de volaille, en hausse depuis 40 ans serait à 1,8 million de tonnes à son plus haut niveau sur la période 1999-2016. "Depuis 2011, la viande de volaille demeure la plus consommée devant la viande bovine, mais derrière celle de porc", lit-on encore dans la note. À noter que le poulet est de loin la volaille la plus consommée en France avec 1,2 million de TEC (tonnes équivalent carcasse) en 2016, en hausse de 6 %, après une hausse de 1,2 % déjà en 2015. Un engouement pour le poulet qui tient à sa praticité et à ses prix peu élevés. "Toutefois, la France reste concurrencée sur son propre marché puisque l’augmentation de la demande intérieure bénéficie aux importations, en hausse de 4 % en 2016", souligne Agreste. Ainsi, "sous réserve que l’ensemble des importations de viande de poulet soient consommées en France et non réexpédiées vers d’autres destinations", est-il précisé, quatre poulets sur dix consommés en France seraient issus de l’importation, à plus de 80 % sous forme de découpe.
De leur côté, les prix à la consommation de viande l’an dernier, calculés par l’Insee pour le poste « viandes », progressent légèrement pour la deuxième année consécutive (+ 0,4 %). Les prix des viandes bovines et ovines s’accroissent au même rythme qu’en 2015 (autour de 1 %) ; alors que ceux de la viande porcine sont en léger repli et que les prix de la viande de volaille sont stables sur un an.
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Après une croissance ininterrompue depuis 2009, la consommation en 2016 de viande par les ménages pour leur consommation à domicile, baisse pour la deuxième année consécutive d’après le KantarWordPanel (1), "dans un contexte de légère hausse des prix à la consommation en 2016". Seuls les achats de viande hachée, en hausse de 1,8 % en 2016 (contre +4,5 % en 2015) et les découpes de poulet augmentent en volume ; ceux de produits élaborés baissent, à l’exception des plateaux pour grill et barbecue qui enregistrent une nouvelle progression (+ 6,9 %), "sans doute dopés par l’actualité sportive importante au mois de juin", selon Agreste. En revanche, les achats en volume de poulets entiers poursuivent leur recul (-7,4 %), aussi bien label rouge que standard (respectivement en baisse de 9,1 % et 8,5 %).
(1) Dans cette note, la consommation de viande est estimée de deux façons. Elle est d’une part mesurée par bilan, calculée à partir des données d’abattage, des flux du commerce extérieur et des variations de stocks qui comprend toute la viande mise à la consommation, que ce soit en foyer, hors foyer ou sous forme de plat cuisiné. La consommation est d’autre part mesurée par les achats observés par Kantar Worldpanel pour FranceAgriMer auprès d’un panel de consommateurs et concernent uniquement les achats effectués pour leur consommation à domicile. La consommation hors foyer n’est pas couverte. Les deux types d’évaluation de la consommation peuvent donner des résultats divergents.