Alors que l’année 2017 s’annonçait prometteuse en début de campagne, les résultats n’ont finalement pas été au rendez-vous pour les légumes d’été. C’est ce qu’indiquent les experts du Service statistiques du ministère de l’Agriculture.
Que ce soit au niveau des volumes ou des cours, tous les légumes d’été ont connu une campagne 2017 plutôt difficile. Pourtant, les débuts semblaient prometteurs. « La mise en place des cultures pour la campagne 2017 s’est réalisée dans de bonnes conditions », indique une note de conjoncture Agreste du 31 octobre. Mais les aléas climatiques qui ont suivi et la précocité des récoltes ont conduit à un bilan de campagne finalement décevant.
Volumes mitigés
Les amplitudes thermiques et la sécheresse ont perturbé les rendements, explique la note de conjoncture. Les courgettes et les tomates en ont subi les plus grosses conséquences avec un recul des récoltes de 8 % sur un an, mais aussi par rapport à la moyenne quinquennale (-5 % en courgette, -1 % en tomate). En fraise et chicorée, les récoltes ont diminué respectivement de 3 % et de 4 % sur un an, mais sont restés légèrement supérieures à la moyenne 2012-2016 (+2 %). À l’inverse, les récoltes de laitue ont progressé par rapport à 2016 (+5 %) mais sont restées très nettement inférieures à la moyenne quinquennale (-25 %). Seuls le melon et le concombre ont vu leurs récoltes augmenter sur un an et par rapport à la moyenne 2012-2016 : +12 % sur un an et +7 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années en melon, +3 % sur un an et +5 % par rapport à la moyenne quinquennale pour le concombre.
Cours et achats en recul
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Si le melon et le concombre s’en sont bien tirés en matière de volumes de production, ce sont les cours qui ont plombé la campagne, tirés vers le bas par « l’arrivée concomitante sur les étals de produits concurrents ». Et pourtant, le pire a été évité du fait d’« une concurrence extérieure, notamment espagnole, parfois moins vive ». Ce télescopage de la présence sur les étals s’explique par la précocité des récoltes. À ce phénomène, s’est ajouté en 2017 un « recul global […] des achats de fruits et légumes (excepté pour le melon et la pêche) par les ménages ».
Chiffres d’affaires fragiles
Le bilan économique s’avère de fait décevant. Les chiffres d’affaires annuels ont reculé sur un an pour le concombre (-5 %), la courgette (-11 %), la tomate (-12 %) et la chicorée (-13 %). Malgré des récoltes en recul, la fraise et la laitue sont sauvées par une légère hausse des cours. Elles enregistrent une légère hausse de leurs chiffres d’affaires sur un an (+0,9 % pour la fraise et +1 % pour la laitue). Quant au melon, il s’en tire grâce aux volumes qui ont compensé le recul des prix. Ainsi, le chiffre d’affaires du melon a enregistré une hausse de 3 % par rapport à 2016.
La concurrence extérieure, notamment espagnole, a été « moins vive »