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Légumes d’industrie : 3,9 M€ pour la recherche sur les alternatives aux pesticides

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Dans un communiqué de presse du 7 mars, l’interprofession des légumes transformés (Unilet) a annoncé le lancement d’un programme de recherche dédié à la gestion de l’enherbement des cultures de plein champ spécialisées (légumes, légumineuses, pommes de terre et pavot médicinal). Baptisé « 1er Decclic », le programme bénéficiera d’une enveloppe de 3,9 millions d’euros (M€) pour cinq ans, accordée dans le cadre de la Planification écologique. Selon l’interprofession, les travaux de recherche qui seront déployés pour vingt cultures permettront « d’établir des références agronomiques inédites pour ces productions spécialisées », « d’innover avec des matériels guidés par l’imagerie et l’intelligence artificielle pour réduire l’usage des herbicides », mais aussi « de travailler à la gestion des enherbements en actionnant des leviers à l’échelle du système agronomique et pour l’ensemble de la rotation ».

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Soutenu par les ministres de l’Agriculture, le programme s’inscrit dans le cadre plus général du Parsada, qui vise notamment à anticiper le potentiel retrait européen des substances actives. Sur les quatorze plans d’action anticipant le retrait de substances actives validés en comité inter-filières en décembre dernier, deux concernent les produits dédiés à la transformation, avec la gestion de l’enherbement ciblant les dicotylédones, mais aussi la gestion des chenilles foreuses et tordeuses. En outre, la filière des légumes en conserve et surgelés est « d’ores et déjà engagée dans la transition » avec des résultats « concrets » sur le terrain, selon l’Unilet. Et de préciser que « 40 % des surfaces de haricots et 75 % des champs de carottes sont entretenus par désherbage mécanique ».

Le programme sera déployé pour vingt cultures