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Légumes industrie : en 2022 la bio stagne, les surfaces en conventionnel insuffisantes

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Si la production de légumes bio destinée à l’industrie n’échappe pas au « tassement » du marché de la bio, l’effet est pour l’instant relatif, selon la directrice du Cénaldi (AOP légumes industrie) Delphine Pierron. « Avec la période du Covid qui a un peu chamboulé les habitudes, nous avons du mal à voir une tendance ou en tout cas à considérer que ce que l’on voit aujourd’hui correspond à une tendance », explique-t-elle. Il faut dire que la production de légumes pour les conserves et surgelés est calibrée pour répondre aux besoins des industriels, via la contractualisation. Entre 2017 et 2021, la filière est passée de « 3 % à 6 % » de surfaces en bio pour atteindre « 5 % des volumes », soit « 40 000 t en 2021 ». Le Cénaldi ne dispose pas encore de toutes les données consolidées sur les surfaces et le nombre de producteurs en bio pour 2022, mais « on sent que c’est une année en transition où les choses ne bougent pas trop », poursuit Delphine Pierron.

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La directrice du Cénaldi confirme que certains producteurs bio ont arrêté de faire du légume dans leur assolement pour développer les grandes cultures, plus rémunératrices actuellement. « Produire du légume est de plus en plus compliqué avec la diminution des moyens de protection, les aléas climatiques et les problèmes d’irrigation », explique-t-elle. Mais, ce « désintérêt » pour le légume n’est pas spécifique à la bio. « En 2022, en conventionnel, on n’a pas trouvé toutes les surfaces pour certains légumes, comme les épinards et le haricot vert. Il a manqué 10 % des surfaces dans certains bassins, notamment dans le grand Ouest – en Bretagne et dans les Pays de la Loire », indique Delphine Pierron.

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« Il a manqué 10 % des surfaces dans certains bassins »

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