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Légumes : les pistes du Caté pour réduire l’eau et l’énergie

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Engagée depuis dix ans dans la réduction des produits phytosanitaires, la station expérimentale du Caté (Saint-Pol de Léon, Finistère) et ses partenaires de la filière légumière bretonne (Cerafel, chambres d’agriculture) renforcent leurs actions dans la gestion de l’eau et les économies d’énergie sous serre, ont expliqué ses responsables il y a quelques jours lors de son assemblée générale. Le Caté est engagé depuis 2021 dans le méta-programme Climaveg avec 82 partenaires de Bretagne et des Pays de la Loire. « Nous testons en plein champ des variétés de choux-fleurs au système racinaire développé, plus adaptées au stress hydrique », explique Damien Penguilly, directeur du Caté. Sous abri, la station réduit sur certaines cultures les apports en eau de 30 %. Après récolte, ses techniciens transfèrent le légume vers un autre maillon de la filière bretonne, le laboratoire Végénov (Saint-Pol de Léon) pour réaliser « des analyses sensorielles ».

La station cherche aussi, dans le contexte de renchérissement de l’énergie, à réduire la consommation sous serre. Elle a démarré en mars une culture de tomates sous serre non chauffée sur deux fois 250 mètres carrés. Objectif : tester des écrans thermiques de nouvelle génération, des déshumidificateurs thermo-dynamiques, des variétés de basse énergie et mesurer l’impact économique d’un tel système. « Il s’agit d’une expérimentation qui peut intéresser tous les serristes en tomates, concombres et fraises », précise Alain Guillou, responsable des essais « serre » au Caté.

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Enfin la station expérimentale mène des recherches pour relocaliser la production de substrats en substituant les pains de coco et de laine de roche, supports de culture de tomates hors-sol – ils sont en partie importés du Sri Lanka –, par des substrats européens et économes en eau. « Cinq substrats sont en test pour la seconde année consécutive », précise M. Penguilly.

Ecrans thermiques, déshumidificateurs thermo-dynamiques