Dans un communiqué de presse du 2 avril, l’Anifelt (interprofession des fruits et légumes transformés) s’inquiète de la situation de la filière à l’approche des décisions de mise en culture pour la campagne 2026.
Dans la grande majorité des filières, les discussions en cours autour des contrats de culture se traduisent par une baisse des surfaces mises en production, conséquence directe d’un ajustement des volumes contractualisés. Cette réduction concerne plusieurs productions majeures, notamment les légumes verts, la tomate ou encore le maïs doux. Les industriels font aussi face à une pression très forte de la distribution pour obtenir des baisses de prix, « justifiées par la volonté de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs et par l’alignement sur les prix pratiqués sur les marchés internationaux ».
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Pour André Bernard, président de l’Anifelt, « ce ne sont que quelques centimes par unité de vente pour le consommateur. Mais ces quelques centimes peuvent compromettre la pérennité de nos productions sur le territoire ». Les tensions au Moyen-Orient laissent enfin entrevoir une hausse du coût du carburant et de certains engrais, alourdissant les charges. La filière appelle l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire à prendre leurs responsabilités. « Notre filière se trouve aujourd’hui dans une situation de crise profonde, qui ne permettra pas, à moyen terme, d’assurer la pérennité de nos exploitations agricoles et de nos outils de transformation », alerte le président de l’Anifelt, qui appelle à un déploiement rapide et complet du plan de souveraineté fruits et légumes.
PG