Terres Univia (interprofession des huiles et protéines végétales) a lancé le 27 février le concours d’innovation alimentaire Prot’Eat. Ouvert aux start-up et TPE/PME, il récompensera « une solution innovante pour apporter plus de protéines végétales ou de légumineuses dans l’alimentation de demain ». Les lauréats du concours organisé en partenariat avec le Groupe d’étude et de promotion des protéines végétales (GEPV), bénéficieront d’un accompagnement de douze mois au sein du programme d’accélération ToasterLab (pôle de compétitivité Vitagora) pour réussir l’industrialisation et la mise en marché de leurs produits. Cela concerne en particulier les deux prix « Audacieuses légumineuses », doté de 5 000 euros, et « Protéines végétales », récompensant un process, un produit ou un service. Un troisième prix « Coup de cœur », également doté de 5 000 euros, sera décerné par Terres Univia. La finale de Prot’Eat est prévue en juin.
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Les protéines végétales suscitent « une demande forte » de la part d’industriels de la viande, des plats cuisinés, en biscuiterie, panification, aliments pour bébé, a signalé Olivier Katona, membre du GEPV. Elles présentent à la fois un intérêt économique et des propriétés techniques intéressantes, d’après lui. « Si l’approvisionnement en soja a été prépondérant, l’essor actuel de la filière française intéresse beaucoup les industriels », en réponse notamment au mouvement locavore, a-t-il indiqué. Le pois, le lupin, la féverole et bien sûr le soja « made in France » ont leur carte à jouer. Terres Univia, qui chiffre à 200 000 ha les surfaces en légumineuses destinées à l’alimentation humaine, y croit dur comme fer. Et de mettre en avant leurs atouts nutritionnels, environnementaux, mais aussi économiques, en termes de réduction de la dépendance aux importations.