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L’élevage néo-zélandais sous quotas carbone

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Depuis janvier 2011, la Nouvelle-Zélande a entamé une mise sous quota de son secteur agricole. Il ne s’agit dans un premier temps que de déclarations des émissions de gaz à effet de serre. Les obligations n’entreront en jeu qu’en 2015. Pour la Nouvelle-Zélande, cette mesure est indispensable pour atteindre ses objectifs au titre du protocole de Kyoto. En effet, l’agriculture représente 47% des émissions de gaz à effet de serre de l’archipel. Les quotas ne vont concerner que les émissions de méthane (élevage) et d’oxyde nitreux (engrais) qui représentent 96% des émissions totales.
Ces quotas sont principalement attribués aux transformateurs. En 2011, les ratios d’émission par production seront fixés, ainsi que les modalités d’évaluation du dispositif. Sur la base de ces travaux, dès 2012, seront fixés les quotas applicables en 2015. Le niveau d’allocation de crédits sera alors fixé au total à 90% des émissions moyennes constatées aujourd’hui. Et il sera abaissé chaque année, de 1,3%. Dans un premier temps, ce sont donc aux transformateurs de répercuter les coûts des crédits carbones à acquérir sur les producteurs ou les consommateurs. Un dispositif qui limite le caractère incitatif sur les producteurs. Mais le gouvernement soutient parallèlement des programmes de réduction d’émissions : inhibiteurs de nitrification, nouvelles pratiques culturales..., ou par accroissement des performances (nombre d’agneaux par brebis...).

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