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EMPLOI/PACTE DE RESPONSABILITÉ L'emploi à l'œil après le pacte de responsabilité

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Les ministres de l'Agriculture et de l'Emploi ont mis en place un comité de suivi de l'emploi en agriculture et agroalimentaire. Objectif : suivre les conséquences, tant du Pacte de responsabilité mis en place par l'Etat (CICE, etc) que des négociations collectives en cours.

UN tout petit mieux pour l'emploi en agroalimentaire : près de 1 500 postes créés depuis le début de l'année si l'on en croit les statistiques de l'Acoss (réseau des Urssaf) dont les chiffres vont jusqu'à fin juin. La performance est modeste, sur une branche qui compte près de 500 000 emplois. Cela a suffit néanmoins pour redonner un peu d'optimisme aux pouvoirs publics et professionnels lors de l'installation du comité de suivi de l'emploi dans la branche. Objectif : suivre l'évolution de l'emploi dans le secteur, en liaison avec les dispositifs qui ont été décidés dans le cadre du pacte de responsabilité (CICE, etc.) ainsi que les effets des différentes négociations interbranches sur l'application des contrats de génération, les conditions de travail, la formation, la lutte contre le travail illégal... En 2017, les allègements supplémentaires de charges pour le secteur devraient être de 1,8 Mrd € par rapport à 2012, pour un total de 3,6 Mrd €, « soit un doublement du soutien public attribué à ces secteurs sur la période 2012-2017 », selon les ministères.

LES ENGAGEMENTS POUR RELANCER L'EMPLOI

Selon un document auquel Agra alimentation a eu accès, les engagements des parties présentes sont les suivants : L'Etat s'est engagé à :

– mobiliser les moyens consacrés au crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) et aux dispositifs des contrats de génération et des emplois d'avenir ;

– travailler avec les organisations représentatives sur les conditions de poursuite de la charte pour l'emploi des entreprises de l'alimentaire au-delà de 2014 (voir infra);

– travailler à l'adoption d'une directive ambitieuse pour le contrôle des règles en matière de détachement ;

– accompagner les entreprises en difficultés de la filière en mobilisant les référents régionaux agroalimentaires et les services de l'Etat dans les cellules de « veille et alerte précoce » animées par les commissaires au redressement productif.

Les Régions se sont engagées à :

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– mobiliser les dispositifs régionaux en matière d'orientation et de formation, notamment pour soutenir l'emploi des jeunes et développer les compétences des salariés ;

– accompagner des stagiaires de la formation professionnelle et des apprentis ; expérimenter dans certaines régions la mise en œuvre d'une « ingénierie » de formation locale.

La filière s'est engagée à :

– former et recruter 150 000 jeunes en alternance (contrat de professionnalisation et apprentissage) sur la période 2014-2017, soit 10 000 jeunes supplémentaires ;

– faire bénéficier 5 000 salariés supplémentaires d'une formation sur l'acquisition des savoirs fondamentaux d'ici 2017, soit 10 fois le nombre de bénéficiaires en 2012 ;

– négocier et signer un accord interbranches sur les contrats de génération d'ici juillet 2013 ;

– ouvrir des travaux sur la qualité de vie au travail, la prévention des risques professionnels avec remise des travaux en mars 2014 ;

– décliner dans le cadre d'un dialogue social renforcé une gestion prévisionnelle en direction des TPE/PME ou des territoires.