Après l’annonce de cas de grippe aviaire au sein de la population porcine en Chine, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d’accélérer les recherches. Pour l’instant, le virus mortel H5N1 ne semble pas endémique chez le porc, soulignent les experts. Pour sa part, le Vietnam admet avoir crié victoire trop tôt.
La présence du virus H5N1 chez des porcs dans le sud de la Chine « n’est pas une surprise, elle était presque inévitable étant donné l’ampleur de l’épidémie en Asie» parmi la volaille, souligne le Dr Klaus Stohr, qui coordonne le programme mondial de lutte contre la grippe à l’OMS. La question essentielle, selon lui, est de savoir si ce virus s’est installé durablement dans la population porcine en Chine car il pourrait alors se combiner avec un virus humain et causer une pandémie très dangereuse pouvant décimer plusieurs millions de personnes. « Les virus humains (de la grippe) circulent en permanence chez les porcs », a-t-il noté. « Pour l’instant, il semble que ce ne soit pas le cas (...), il semble qu’il n’y ait pas de présence massive de ce virus (H5N1) dans la population porcine en Chine», a-t-il déclaré en se fondant sur des milliers d’analyses faites depuis 1999 à Hong Kong. Plus de 200 échantillons ont été prélevés chaque mois depuis 1999 à Hong Kong sur des porcs venant de Chine continentale et ces contrôles n’ont permis de déceler aucun virus H5N1, a indiqué cet expert.
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