Une feuille de route, que s’est procurée Agra Presse, a été proposée par le ministère de l’Agriculture aux organisations professionnelles agricoles. Il s’agit d’un document de travail. Les OPA doivent faire connaître rapidement leur position au ministère. La FNSEA souhaite recentrer les débats autour du prix, la Confédération paysanne craint que l’agenda ne soit pas tenu. FNE trouve l’ensemble trop flou et souhaite reconnecter les débats aux enjeux climatiques.
Premier chantier : création et répartition de la valeur
1 - Mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualité : comment améliorer l’offre (nutrition, environnement, bien-être…), quels outils pour reconnaître ces efforts (accords collectifs, de filière, chartes d’engagement, labels…) ;
2 - Développer les initiatives locales et créer des synergies : comment développer les projets alimentaires territoriaux, l’approvisionnement local de la restauration collective… ;
3 - Développer la bio-économie et l’économie circulaire ;
4 - Conquérir de nouvelles parts de marché sur les marchés européens et internationaux : comment structurer les filières, simplifier les procédures, adapter l’offre… ;
5 - Préparer l’avenir : quels investissements, quel accompagnement technique et quelle recherche (projets d’innovation qui associent tous les maillons, orientations pour le plan d’investissement de 5 Mrd d’euros, accompagner les exploitations vers plus de résilience et moins d’intrants…) ;
6 - Rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs : quelles conséquences sur les prix à la consommation, quel consentement à payer pour des aliments plus durables, quelles incidences sur les approvisionnements et les importations, comment mieux informer le consommateur, maintien des prix d’achat au même niveau (prix de marché) et travail sur les coûts de production, augmentation du prix d’achat pour les produits différenciés (labels) et compensation par des aides publiques, comment inciter à prendre en compte l’augmentation du prix des matières premières, comment tenir compte du coût de production dans le prix payé au producteur… ;
7 - Adapter la production agricole aux besoins des différents marchés et aux besoins des transformateurs : attentes des consommeurs (en termes de prix, d’origine, de qualité…), organisation de l’offre, modalités de contractualisation, rôle des interprofessions, expression des besoins des industriels pour la RHF… ;
8 - Améliorer les relations commerciales et contractuelles entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs : quel est l’impact de l’organisation de l’offre dans les relations commerciales entre IAA et GMS, quel bilan des dispositions introduites dans la réglementation en vue de leur amélioration, comment développer la transparence et les relations de confiance…
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Second chantier : Alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous
1 - Assurer la sécurité sanitaire de l’alimentation dans une économie agroalimentaire mondialisée et dans un contexte de changement climatique : comment maintenir un haut niveau de sécurité sanitaire des aliments, organiser les contrôles officiels, concilier les enjeux de l’innovation technologique et les risques sanitaires, les pollutions environnementales (pesticides, nanoparticules…) ;
2 - Améliorer l’offre alimentaire et réduire les inégalités sociales et territoriales ;
3- Mieux informer le consommateur pour qu’il adopte un comportement alimentaire plus favorable à la santé ;
4 - Lutter contre le gaspillage alimentaire ;
5 - Réussir la transition écologique de notre agriculture ;
6 - Renforcer l’attractivité des métiers de l’agriculture et les filières alimentaires et développer la formation.