Les 167 « faucheurs volontaires » qui ont participé au fauchage des essais de Biogemma le 14 août seront finalement jugés. Le procès, qui devait se tenir le 14 décembre, est donc renvoyé au 8 mars prochain. La Confédération paysanne s’en réjouit. Biogemma est amer.
Le tribunal correctionnel de Riom a accepté la comparution volontaire de 167 « faucheurs volontaires », aux côtés des six prévenus qui comparaissaient le 14 décembre pour l’arrachage d’un champ de maïs transgénique à Marsat le 14 août, et a renvoyé le procès au 8 mars 2005. Cinq personnes, dont le secrétaire national des Verts Gilles Lemaire, comparaissaient le 14 décembre pour « destruction en réunion du bien d’autrui » et une sixième pour « violences volontaires sur un militaire de la gendarmerie ayant entraîné une incapacité totale supérieure à huit jours ».
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La Confédération paysanne « se réjouit de la nouvelle avancée du droit à la désobéissance civile » et estime que cette victoire « renforce la Confédération paysanne dans sa détermination de dénoncer l’illégalité des essais et de lutter par tous les moyens contre cette technologie totalitaire qui vise à aliéner tous les paysans ». Pour Biogemma, en revanche, « la décision du Tribunal correctionnel de Riom de donner droit à la défense et de renvoyer l’audience au 8 mars 2005, vient fragiliser encore un peu plus les équipes de recherche du monde agricole français ». Selon Daniel Chéron, président du comité exécutif de Biogemma, « tout se passe aujourd’hui, comme si les chercheurs étaient les coupables et les faucheurs les héros ».