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Grippe aviaire Les 25 d’accord pour cofinancer les aides au secteur avicole

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Les ministres européens de l’Agriculture ont finalement donné leur feu vert au principe d’un cofinancement par le budget européen - à hauteur de 50% - des mesures nationales d’aide au secteur de la volaille.

Les ministres européens de l’Agriculture ont adopté le 25 avril des aides communautaires au secteur avicole touché par la chute du marché en raison de la grippe aviaire. Réunis à Luxembourg, les ministres ont donné leur accord au projet présenté par la Commission européenne qui prévoit un cofinancement de ces aides à parité entre les Etats membres de l’UE et le budget agricole communautaire.

Dix pays, dont la France et l’Italie, ont demandé que la part communautaire dans le financement soit supérieure aux 50% prévus, mais sans obtenir gain de cause.

Les organisations agricoles réclamaient depuis plusieurs mois des aides exceptionnelles pour faire face à la baisse des revenus des éleveurs, provoquée par la chute de la consommation de volailles et d’oeufs en raison de la peur de la grippe aviaire chez les consommateurs. Même si le plus fort de la crise est passé, la plupart des pays européens subissent toujours des baisses importantes de leurs marchés. L’Italie, le pays le plus touché, déplore une chute de 40% de la consommation de volailles, tandis que la France enregistre -15%.

« Assez d’argent »

Sans attendre le feu vert de l’UE, Rome avait déjà annoncé un plan d’aide de 100 millions d’euros à son secteur avicole mais n’avait encore rien versé. Paris avait promis 63 millions, mais n’en a débloqué qu’une petite partie.

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La Commission a indiqué que la possibilité d’un financement communautaire rétroactif serait examinée au cas par cas. Selon le plan adopté par les ministres, les Etats membres présenteront leurs plans nationaux d’aides à la Commission européenne, qui les évaluera et décidera si elle les cofinance.

La Commission s’est refusée à chiffrer le montant que pourraient atteindre ces aides. Elle avait cependant indiqué qu’elle disposait « d’assez d’argent dans le budget agricole pour payer ces mesures ».

L’exécutif européen —qui ne prévoyait jusqu’ici aucune aide destinée à compenser spécifiquement des baisses de revenus liées à une perte de confiance des consommateurs— avait fini par céder fin mars sous la pression des organisations agricoles et des Etats membres. Auparavant, seules étaient possibles les aides aux éleveurs directement touchés par un foyer de grippe aviaire et qui devaient abattre leurs bêtes, ou bien qui ne pouvaient plus vendre leurs volailles en raison d’un embargo sanitaire.

Treize pays de l’Union européenne ont eu à faire face à des cas de virus H5N1 de la grippe aviaire sur leur territoire. Dans trois d’entre eux, l’Allemagne, la France et la Suède, des élevages ont été touchés.