Feed : un repas complet à partir de 2,40€
Créée en janvier 2017, la foodtech Feed vient de lever 15 millions d'euros auprès d'Otium Brands, son partenaire historique, et d'Alven. Un an après sa création, la start-up compte cinquante salariés, ses produits sont disponibles dans plus de 1000 points de vente et compte 60 références.
Vendus à partir de 2,40€, les produits Feed, élaborés par des nutritionnistes, sont vendus sous forme de poudre à diluer dans de l'eau, ou de barres aujourd'hui. Ils apportent une solution repas complet et équilibré pour les personnes pressées. La start-up vient de s'associer au chef étoilé Thierry Marx pour la création d'une gamme 100 % bio. L'objectif du fondateur Anthony Bourdon est d'accélérer le développement à l'international sur le même mode qu'en France, en attaquant d'abord l'Europe, puis les USA. "Un client sur deux rachète des produits Feed après une première utilisation. Nous voulons être les meilleurs et être présents partout". Ce dernier vise un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros d'ici deux à trois ans, après 10 millions d'euros fin 2018.
Déjà approché par les plus grands groupes agroalimentaires mondiaux en quête de nouveauté, le fondateur de Feed veut pousser le développement de son concept jusqu'au bout, avant de chercher à s'adosser. "Nous ne nous fixons aucune limite et nous avons encore de la marge de manœuvre ", estime Anthony Bourdon. Très bientôt, les produits Feed seront déclinés sous forme de boissons type yaourt à boire, de pâte à tartiner et de muesli.
Harico&Co : des produits qui valorisent la filière légumineuses
En mars dernier, Hari&Co (ex-Boucher Vert) a levé 2,3 millions d'euros, auprès d'Otium Brands et de banques. Fondée par deux jeunes ingénieurs agro, la société Ici et Là lance ses premiers produits bio surgelés en 2016, principalement dans la restauration collective avec la volonté d'accompagner l'évolution de l'alimentation et la réduction de la consommation de protéines animales, en proposant des produits fabriqués à base de légumineuses, connues pour leur qualité nutritionnelle et environnemental. Dans le même temps, il démarre dans la distribution spécialisée (Bicoop, la Vie Claire...). Les produits surgelés bio de la gamme Hari&Co s'adressent en premier lieu au fléxitariens " mais n'essayent en aucun cas d'imiter la viande ", insiste Emmanuel Brehier, l'un des fondateurs, "nos produits sont alternatifs à la viande".
En 2017, avec une présence à 80 % dans le food service et 20 % dans le retail, la société a réalisé un "petit million d'euros" de chiffre d'affaires. En 2018, "une année de transformation et d'innovation", la start-up compte "sur un chiffre d'affaires proche de 2,5 millions d'euros, précise Emmanuel Brehier. Et pour gagner des clients en retail, nous allons créer une nouvelle marque pour attaquer la GMS et mettre d'avantages de moyens dans le marketing".
Hari&Co a installé ses propres machines pour la production de purée de légumineuses chez un industriel dans la Drôme qui met à disposition un espace et des opérateurs sur la ligne de production.
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Grâce à cette nouvelle levée de fonds, les fondateurs veulent se développer à l'international, "décliner un modèle qui a bien marché en France vers d'autres pays, l'Allemagne et le Royaume-Uni dans un premier temps , souligne Emmanuel Brehier. Nous avons également des touches qui devraient se transformer d'ici septembre en GMS et en food service en Suisse et en Belgique". Et Hari&Co ne se limite pas à la mise au point de produits. "Comme nous utilisons beaucoup de légumineuses bio en France, nous travaillons avec des coopératives en les accompagnant dans le développement de la filière. "
Peas&Love : des fermes potagères d'un genre nouveau
Début juin, Otium Brands a annoncé un investissement de 800 000 euros dans le nouveau concept de ferme urbaine, Peas&Love. Au total, cette start-up a levé 1,2 million d'euros auprès d'autres investisseurs et de business angels parisiens pour soutenir son développement européen. Lancée en 2015, par Jean-Patrick Scheepers, cette entreprise conçoit, installe et exploite des fermes potagères au cœur des villes. Elle exploite déjà 600 parcelles dans quatre fermes à Paris et à Bruxelles, pour un total de 2 000m2 de plantation.
Otium n'a mis "que" 800 000 euros dans un premier temps dans Peas&Love, un niveau inférieur à la moyenne de ses tickets d'entrée habituels. "Nous sommes entrés tôt pour aider le fondateur à structurer son projet et nous avons vocation à réinvestir dans les années qui viennent, parce que nous croyons au potentiel de développement et au modèle économique", explique Antoine Régis, directeur d'investissement chez Otium Brands. Plus proche du concept de fermes potagères développé par Peas&Love, qu'à celui d'autres fermes urbaines plus tournées vers la R&D pour le rendement, celui-ci compte bien accompagner "l'entreprise dans son ambition d'implantation de 150 à 200 fermes en Europe, dont une trentaine en Ile-de-France".
Le concept des fermes urbaines de Peas&Love est simple : pour 38 euros par mois, les riverains ont accès à une parcelle bio de 3m2 entretenue par un ingénieur agronome de formation (community farmer), ainsi qu’à la récolte tout au long de l’année de plus de cinquante variétés de fruits, légumes, fleurs comestibles et herbes aromatiques. Et en plus de pouvoir consommer ces produits, les riverains peuvent également participer à des ateliers thématiques.
Ultra Premium Direct : du pet food premium en vente direct
Otium Brands est entré de façon minoritaire au capital d'Ultra Premium Direct aux côtés du fondateur et président Matthieu Wincker à l'occasion d'une levée de fonds de 7 millions d'euros en avril dernier. Pionnier français de la vente directe de croquette premium pour chiens et chats, depuis 2014, la société veut "élargir sa notoriété et sa base de clientèle en France, investir sur l’innovation et la qualité de ses recettes, et se développer en Europe dès 2019". Les croquettes Ultra Premium Direct, formulées par une équipe de vétérinaires, sont composées majoritairement de viande, avec une faible teneur en céréales (riz principalement) ou sans céréales et vendues directement par le fabricant. Outre la qualité des recettes, ceci permet de réduire leur prix de vente des produits de 40% par rapport à la concurrence, selon l'entreprise.
La réussite d'Ultra Premium Direct est tirée par deux tendances de fond, à savoir "la progression des produits premium qui, à l’image du bio dans l’alimentation humaine, ont progressé de plus de 5% par an depuis 5 ans, et la vente directe par internet qui a progressé de plus de 17% par an". La start-up a un objectif de chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2022. « L’entrée d’Otium Brands au capital de notre société vient valider notre mission : se donner les moyens d’apporter la meilleure qualité possible à un prix abordable. Nous souhaitons désormais accélérer nos efforts pour continuer à nous développer et devenir le leader européen de la vente directe en ligne d’aliments naturels pour chiens et chats », explique Matthieu Wincker.