Les agriculteurs français n'ont jamais dépensé autant d'argent dans leurs machines agricoles qu'en 2013.
C'EST « un record jamais égalé », assurait, le 2 avril à Paris, le syndicat français des constructeurs de machines agricoles, Axema. En 2013, les agriculteurs français ont fait grimper le marché français des agroéquipements (tracteurs, machines de traite, tondeuses...) au niveau encore jamais observé de 6 milliards d'euros, contre 5,5 milliards en 2012. Symbole de cette performance, les immatriculations de tracteurs (34 000 en 2013) ont dépassé le niveau atteint en 2008, considéré comme une année record par les professionnels. Pour rappel, le marché des tracteurs standards est dominé, en 2012, par les marques américaines John Deere (23,4% des parts de marché en 2012) et New Holland (17,3%).
Des importations en hausseEn cultures, les immatriculations de moissonneuses-batteuses ont également augmenté d'un tiers (+32,3%), à 2 473 unités en 2013, sur un marché trusté par la marque allemande Claas (35,5% de parts de marché) et New Holland (31,3%). De même, le marché des pulvérisateurs automoteurs a enregistré une croissance de 36,5% à 437 véhicules immatriculés contre 318 en 2012. Dans le secteur viticole, les immatriculations de machines à vendanger ont aussi progressé, de 10,6%.
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En 2014, le syndicat table sur une stabilisation du marché à 5,4 milliards d'euros, soit une contraction de 10% « à relativiser toute fois après deux années records ». Seul bémol pour les constructeurs, le marché national est de plus en plus approvisionné par les importations (+14% en 2013). « C'est un phénomène que l'on observe depuis 2008. La France est le premier marché européen, c'est donc le premier objet de convoitise », analyse Laurent De Buyer, économiste de l'Axema.