Les acides gras trans naturellement présents dans le lait des ruminants seraient « moins mauvais » pour la santé (maladies cardio-vasculaires, diabète…) que ceux produits artificiellement, selon une étude de l’Inra menée dans le cadre d’un appel à projet de l’Agence nationale pour la recherche.
Le projet de recherche Transqual mené par l’Inra, l’Inserm et soutenu par le Cniel dans le cadre du Programme national de recherche en alimentation et nutrition humaine (PNRA), lancé en 2005 par l’ANR (Agence nationale de la recherche), a livré ses premiers résultats à l’occasion du colloque de clôture du programme organisé à Paris les 11 et 12 mars. Il ressort de cette étude qu’en ce qui concerne les maladies cardio-vasculaires, « les acides gras Trans d’origine naturelle (ceux du lait) n’ont pas les effets délétères qu’ont ceux issus de la source technologique (fabriqué artificiellement par hydrogénation des huiles végétales) », indique Jean-Michel Chardigny, spécialiste de la nutrition humaine à l’Inra de Clermont-Ferrand et coordinateur du projet. Même constat concernant les risques de pré-diabètes : là encore, ce sont les acides gras trans « artificiels » qui font courir un risque aux consommateurs.
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Un étiquetage spécifique
Le programme a également permis de mettre au point une formulation de ration alimentaire qui limite la teneur en acides gras trans dans le lait des ruminants. « Et, cerise sur le gâteau, cette ration permet également de diminuer en même temps les émissions de gaz à effet de serre, un résultat qui n’était pas attendu », se félicite Jean-Michel Chardigny. Ces résultats pourraient servir à l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) pour établir un avis de recommandation d’étiquetage différencié entre les origine des acides gras trans.