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Sécurité alimentaire Les agences de l’ONU anticipent des prix alimentaires élevés et volatils

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La volatilité et la fermeté qui caractérisent les prix alimentaires sont appelées à persister et pourraient même s’accentuer, rendant ainsi les paysans, les consommateurs et les pays pauvres encore plus vulnérables à la paupérisation et à l’insécurité alimentaire, selon le dernier rapport sur la faim dans le monde diffusé le 10 octobre par les trois agences de l’Onu basées à Rome, la FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Les petits pays tributaires de leurs importations, notamment en Afrique, sont particulièrement menacés, surtout que nombre d’entre eux affrontent encore les graves problèmes issus de la crise économique et alimentaire de 2006-2008, notent les trois agences de l’Onu. De telles crises, notamment dans la Corne de l’Afrique, « sont un défi pour les efforts que nous déployons pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement relatifs à la réduction de moitié d’ici à 2015 de la proportion des personnes qui souffrent de la faim », mettent en garde les responsables de ces agences. Ceux-ci identifient les prix alimentaires élevés et volatils comme les principaux facteurs contribuant à l’insécurité alimentaire au niveau mondial et source de graves préoccupations pour la communauté internationale.
Les auteurs du rapports affirment que « l’augmentation de la consommation dans les économies en expansion, la croissance continue de la population et la demande accrue de biocarburants exerceront des pressions supplémentaires sur le système alimentaire ». En outre, ajoutent-ils, la volatilité des prix alimentaires pourrait s’accentuer au cours des dix prochaines années en raison, d’une part, des imbrications plus étroites entre les marchés agricoles et énergétiques et, d’autre part, de l’apparition d’événements climatiques extrêmes plus fréquents.
Le rapport souligne que les investissements dans l’agriculture demeurent d’une importance fondamentale pour la sécurité alimentaire durable et de long terme. Les principaux domaines où ces investissements doivent s’effectuer sont l’irrigation rentable, les pratiques améliorées de gestion des terres et le développement de meilleures semences grâce à la recherche agricole. Cela contribuerait à la réduction des risques qui pèsent sur les producteurs agricoles, notamment les petits exploitants, et à l’atténuation de la volatilité des prix, est-il souligné dans le rapport En 2010, selon les estimations les plus récentes de la FAO, 925 millions de personnes ont continué de souffrir de la faim dans le monde. Pour la période 2006-2008, leur nombre était de 850 millions. Aucune estimation n’a été diffusée pour 2011 dans l’attente d’une nouvelle méthodologie pour calculer la prévalence de la faim dans le monde.
 

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